Après la transaction évaluée à 131,5 millions $, son siège social demeurera à Québec.
«Oui! Absolument!» a répondu le vice-président Marcel Barthe, quand Le Soleil lui a demandé si la firme de la Grande Allée Ouest conservera son siège social dans la capitale.
7,87 $ l'action
L'opération prévoyant l'achat au prix de 7,87 $ de toutes les actions de Cossette sauf celles détenues par les membres de la direction doit être soumise à un vote des actionnaires le 18 décembre.
Au terme du processus, la société sera privatisée et les actions de Cossette seront retirées de la cote de la Bourse de Toronto.
Le 20 juillet, le groupe Cosmos, formé à l'instigation d'anciens membres de la direction de Cossette, avait formulé une offre non sollicitée d'achat à 4,95 $ l'action. Cette offre avait ensuite été majorée à 5,25 $ en octobre. Le conseil d'administration avait recommandé unanimement le rejet de cette proposition.
Une banque d'affaires a sollicité plusieurs groupes au cours de l'été et a retenu 20 acquéreurs potentiels. Parmi cinq finalistes, le comité spécial chargé de la révision stratégique de la compagnie a choisi Mill Road, une société de capital d'investissement formée d'anciens professionnels de The Blackstone Group. Elle se spécialise dans les petites sociétés publiques.
Une marque exceptionnelle
Son directeur général, Thomas Lynch, a déclaré que «Cossette est une marque exceptionnelle dans le secteur des communications» et a offert son appui indéfectible à l'équipe de direction.
En vertu de l'entente annoncée mardi matin, Cossette continuera d'être dirigée par Claude Lessard et son équipe actuelle.
M. Lessard s'est dit heureux que le résultat reflète mieux la vraie valeur de la compagnie. De plus, dit-il, la transaction se fera «avec un partenaire stratégique qui a déjà démontré beaucoup de respect pour notre entreprise, notre marque et nos gens».
Cossette compte environ 1485 employés dans ses bureaux situés à Québec, Montréal, Toronto, Vancouver, Halifax, New York, Irvine, Los Angeles, Londres et Shanghai.
Environ le tiers de son effectif est basé au Québec où M. Barthe ne prévoit pas de nouvelle réduction de personnel.
La compagnie a mis à pied plus de 200 employés depuis le début de la crise, mais son porte-parole affirme qu'on «sent la reprise ces derniers mois», même s'il ne prévoit pas un retour au rythme de croissance d'avant la récession.
En Bourse, le titre (KOS) qui avait terminé la journée de lundi à 5,85 $ a bondi d'environ 33 % dès l'ouverture mardi et s'échangeait à 7,78 $ à la clôture.












