En chiffres, ce sont 33 329 passagers qui ont choisi Québec comme point de départ ou d'arrivée, soit une hausse de 88 % par rapport à l'an passé. Au total, Québec a reçu en 2009 87 000 voyageurs et 30 000 membres d'équipage, soit une hausse de 6 % par rapport à 2008, année du 400e. À l'évidence, le buzz autour de la capitale se sera maintenu à ce chapitre aussi. «On est très heureux, ça été une bonne saison même si on était un peu nerveux à cause de la crise économique. On ne savait pas si les bateaux de croisière allaient être pleins. Heureusement, ce fut le cas. Pour la région, c'est très bon», se réjouit Ross Gaudreault, président-directeur général de l'Administration portuaire de Québec.
Six nouveaux navires ont mouillé dans les eaux de Québec pour la première fois en 2009 : Le Crown Princess (3782 passagers), le Costa Atlantica (2680), le Norwegian Spirit (2475), le Queen Victoria (2172), le Princess Danae (690) et le Clelia II (100).
Cet excellent bilan n'a rien de surprenant quand on sait que Québec demeure la destination mondiale favorite des croisiéristes, souligne M. Gaudreault. Il faut dire que la population de la région le leur rend bien, elle qui a un faible depuis longtemps pour ces navires démesurés. «Quand il fait beau, les quais sont toujours pleins. L'an passé, pour le 400e, on avait fait une journée portes ouvertes. Plus de 10 000 personnes étaient venues sur les quais.»
À ce jour, le plus gros bateau à faire escale à Québec, pour ce qui est du tonnage, a été le Queen Mary 2, en 2002. Plus de 35 000 curieux étaient allés admirer le géant, rappelle M. Gaudreault. «On avait été diffusé coast to coast par Radio-Canada.»
Or, un véritable monstre des mers fera son voyage inaugural le 20 novembre. L'Oasis of the Seas, qui peut recevoir 5200 passagers et 3500 membres d'équipage, deviendra ainsi le plus gros bateau à prendre les eaux. Et Québec serait en mesure de l'accueillir, indique M. Gaudreault.
«On pourrait le recevoir, il n'y a pas de problème de profondeur d'eau. Il faudrait quand même voir à quelle hauteur sont situées ses portes. Quelle est sa hauteur, sa longueur. Mais il n'y a pas de limite ici pour ce qui est des bateaux qu'on est capable de recevoir.»
Au Québec, l'industrie des croisières internationales génère des retombées économiques directes de près de 80 millions $ par an.
En moyenne. par jour, ce sont 118 $ qui sont dépensés par passager par escale.










