Aujourd'hui et demain, une équipe de publicitaires québécois débarque dans laVille des vents avec l'objectif de mousser le projet YUL-LAB aux plus grands annonceurs de la planète.
«On part vendre l'idée que l'on peut maintenant tester au Québec une campagne de communication à une petite échelle avant d'investir massivement à l'échelle planétaire», fait valoir le président du conseil d'administration de l'Association des agences de publicités du Québec (AAPQ), Sébastien Fauré.
À Chicago, cinq agences québécoises, dont Cossette, présenteront les atouts du Québec à devenir un véritable laboratoire-test de produits de grandes marques. Des rencontres sont prévues notamment avec Motorola, Wrigley, McDonald's et Kraft.
«Si chaque agence pouvait revenir avec un petit mandat ou un pied dans la porte chez un annonceur, ce serait un franc succès», dit le président de l'AAPQ, Yanik Deschênes.
Le Cirque du Soleil sera également de la partie. La présentation au célèbre Chicago Theater de son nouveau spectacle-vaudeville Banana Shpeel permettra aux décideurs publicitaires de Chicago de goûter à la créativité québécoise en direct.
Test à faibles coûts
Professeur de marketing à l'Université d'Ottawa, Luc Dupont croit que l'approche développée par les agences québécoises a tout pour séduire les grands de la publicité américaine. «C'est original, car cela permet de tester des campagnes de publicités à petit déploiement tout en évitant des erreurs parfois très coûteuses», souligne-t-il.
Le professeur signale que l'argument est surtout de démontrer que la société québécoise avec ses médias et ses créateurs publicitaires est «un microcosme de la réalité mondiale» avec des francophones et des anglophones, des catholiques et des protestants, etc., qui évoluent ensemble tous les jours.
Les publicitaires québécois ne débarquent d'ailleurs pas les mains vides à Chicago. Déjà, le géant des cosmétiques L'Oréal a annoncé que ses prochaines campagnes publicitaires seront d'abord testées au Québec avec son partenaire Nurun.
Par le passé, MasterCard et l'agence Marketel avaient également fait de la Belle Province un laboratoire-test en lançant la campagne Ça n'a pas de prix. On connaît la suite. La campagne, lancée à l'échelle planétaire, a remporté un vif succès avec le slogan anglophone «Priceless».
Outre un arrêt à Chicago, les publicitaires québécois ont l'intention d'aller également vendre les charmes du Québec à New York, à Boston, à Philadelphie et à Atlanta.












