Le fondateur était invité à partager l'expérience de CGI à l'international par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui, par sa série de colloques d'affaires Dialogues, cherche à rendre son expertise internationale de nouveau visible pour les entrepreneurs québécois, qui ont besoin de financement pour prendre de l'expansion à l'étranger. M. Godin a rappelé que son entreprise vise à encore doubler sa taille sur un horizon de trois à cinq ans.
Née à Québec en 1976 avec un bureau unique, deux associés et un chiffre d'affaires de 138 000 $, la société déploie 33 ans plus tard 26 000 professionnels au sein de 107 bureaux dans 14 pays, pour générer des revenus de 3,8 milliards $. Pour multiplier par deux à l'échelle mondiale, il faut tripler aux États-Unis et en Europe. Pour y arriver, il table sur une la volonté exprimée par les dirigeants de 15 % des grandes sociétés «d'externaliser» toutes leurs fonctions informatiques d'ici trois ans.
Or, la valeur annuelle des dépenses en technologies de l'information qui ne sont pas déjà confiées en impartition s'élève à 519 milliards $US aux États-Unis et à 552 milliards $US en Europe.
Au Canada, où CGI occupe la position de tête, il n'y a plus de place pour des acquisitions majeures. Mais, dans l'ensemble, dit M. Godin, CGI entend continuer à réaliser 50 % de sa croissance par des acquisitions, l'autre moitié venant par l'augmentation des activités de ses composantes actuelles.
La composition de la clientèle de CGI explique par ailleurs en partie comment la société est passée sans souffrir à travers la récession, selon le président-directeur du conseil. En effet, le noyau dur de ses revenus vient à 58 % de contrats d'impartition dans le secteur commercial et du secteur gouvernemental à 35 %.











