Dans les deux cas, ils se sont adressés à des auditoires de gens d'affaires. Et M. Charest et M. Williams ont fait valoir que l'énergie que produit leur province est verte, propre, renouvelable.
Danny Williams a fait étalage de ses intentions belliqueuses. Selon le quotidien The Telegram, de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, l'homme politique a attaqué l'accord de principe qui doit permettre à Hydro-Québec d'acheter les actifs de sa rivale Énergie NB. Devant ses hôtes, le Terre-Neuvien a menacé de traîner devant les tribunaux Hydro pour pratique déloyale. Selon lui, les «tactiques» de la société d'État québécoise mécontentent l'industrie de l'énergie de tout l'est du continent. Il a affirmé qu'il n'est plus question de laisser Hydro-Québec bousculer Terre-Neuve-et-Labrador.
Danny Williams voit dans la tentative d'acquisition du réseau du Nouveau-Brunswick une manoeuvre pour empêcher sa province d'accéder au marché des États-Unis en bloquant l'accord pour aménager les forces hydrauliques du Haut-Churchill. Mercredi, une porte-parole du chef du gouvernement a poliment, mais fermement, refusé au Soleil la demande d'entrevue avec M. Williams. De son côté, Jean Charest s'est abstenu de toute allusion à l'endroit de Terre-Neuve-et Labrador, lors de son passage à Boston.
Par contre, il a réservé à cet auditoire la primeur du début des négociations pour l'établissement d'un partenariat sur l'énergie avec l'Île-du-Prince-Édouard.
La population de cette province compte à peine 60 000 abonnés. Mais M. Charest voit dans cette acquisition un autre jalon pour établir un «carrefour énergétique» vers les États-Unis. Le Soleil n'a pu obtenir là non plus davantage de précisions.











