Pour M. Foltz et son équipe, le «jeu interactif», c'est du jeu «sérieux», puisque leurs logiciels de formation en ligne sont construits sur mesure pour des organisations comme Bombardier ou l'armée canadienne.
Les contacts
Déjà positionné aux États-Unis, M. Foltz y utilise habituellement son réseau de contacts basé au Canada anglais. Mais il était curieux de découvrir la vision de la formation en ligne des entrepreneurs francophones de l'Ouest et il a déterminé dans l'événement de jeudi la possibilité de quatre rencontres «à fort potentiel de maillage».
À l'initiative commune de l'Agence nationale et internationale du Manitoba (ANIM) et de PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, une vingtaine d'entreprises manitobaines ont délégué à Québec leurs dirigeants avec qui autant d'entrepreneurs de la région, travaillant dans le même secteur d'activité, ont pris rendez-vous.
Parmi eux, la maison de production 10e Avenue de Nancy Savard. Elle était sur place pour s'informer des services offerts au Manitoba en matière de production en pensant aux quatre projets de long métrage qu'elle mène de front.
Mais d'entrée de jeu, elle a établi la possibilité d'enrichir sa production la plus avancée (le long métrage de 9 millions $ en animation 3D, Sarila déjà prévendu dans cinq pays) d'une éventuelle participation d'une entreprise de production télévisuelle autochtone située à Winnipeg, Média RendezVous.
En cinéma et en télévision, dit Mme Savard, les producteurs du Manitoba se situent dans le créneau de financement des producteurs régionaux comme à Québec et, dans deux communautés de même gabarit, «il faut voir si on a intérêt à développer des projets en commun».
Taille d'entreprise
Louis Paquin, cofondateur des Productions Rivard de Saint-Boniface, abonde dans le même sens.
Sa maison est active pour les télévisions francophones hors du Québec dans les émissions pour la jeunesse, les variétés, les dramatiques, le magazine et le documentaire. Sa série la plus connue au Québec est Nord-Ouest diffusée à TVA. On doit, dit-il, se donner des outils pour comprendre le marché du Québec.
À Montréal, la taille des entreprises fait obstacle aux coopérations où les petits joueurs risquent d'être avalés, à son avis. D'où la valeur ajoutée des producteurs en région comme à Québec. «Ici, dit M. Paquin, il y a plus de potentiel d'alliances pour des défenseurs des régions comme ceux du Manitoba.»











