Les journalistes de La Presse renoncent à la semaine de quatre jours

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L'édifice du quotidien La Presse à Montréal ... (Photo: archives La Presse)

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L'édifice du quotidien La Presse à Montréal

Photo: archives La Presse

 

Jean-Benoit Legault
La Presse Canadienne
Montréal

Une séance de négociations marathon qui a débuté vers 10h jeudi matin pour se terminer vers 4h30 vendredi a finalement mené à un déblocage dans les pourparlers entre les dirigeants de La Presse et trois de ses syndicats, ce qui pourrait permettre d'éviter la fermeture du quotidien montréalais.

Plusieurs points litigieux restaient toujours à régler quand les discussions ont repris jeudi. notamment le réaménagement des horaires de travail des journalistes sur cinq jours plutôt que quatre, ainsi que les questions de la durée de la nouvelle convention collective, des assurances et des congés fériés.

Il s'agissait de la troisième rencontre entre les deux parties en présence du conciliateur, la précédente ayant eu lieu samedi. Entre ces deux séances, les deux parties avaient clairement présenté leurs positions au conciliateur, a expliqué le porte-parole intersyndical Rudy Lecours, ce qui fait que les négociations ont repris dans une nouvelle ambiance d'optimisme.

«Le temps passait et on s'est dit que c'était fini les folies, a dit M. Lecours en entrevue. Le signal avait passé qu'on allait y aller pour le vrai. On savait qu'on était condamnés à réussir, et pas seulement du côté de la partie syndicale.»

L'entente est intervenue entre La Presse et les syndicats de l'information, des employés de bureau et de l'informatique du journal, affiliés à la CSN. Le président et éditeur de La Presse, Guy Crevier, a précisé qu'il s'agit d'une entente de principe complète et globale. Il a qualifié ce nouveau développement d'«excellente nouvelle».

Rudy Lecours a ajouté que la partie patronale ne cherchait pas elle non plus la fermeture de La Presse.

«Ce sont aussi leurs emplois qui étaient en jeu, a-t-il rappelé. Nous souhaitons tous la pérennité de La Presse. C'est une institution qui existe depuis 125 ans et on y est tous attachés.»

Les syndiqués seront appelés à se prononcer sur la nouvelle entente vers la fin de la semaine prochaine.

Menaces de fermeture

La direction de La Presse a fait savoir plus tôt cette année que si elle n'arrivait pas à s'entendre avec ses employés sur de nouvelles conditions de travail d'ici le 1er décembre, elle mettrait fin à ses activités.

À la fin octobre, La Presse avait conclu une entente avec quatre syndicats affiliés à la FTQ, soit ceux représentant ses employés de la publicité, de la préparation, de l'imprimerie interne et de la chaufferie.

Huit syndicats au total représentent les employés du journal. La direction doit donc encore s'entendre avec un dernier syndicat, soit celui de ses employés de la distribution. Une séance de négociations entre les parties était prévue à 15h ce vendredi.

«Je suis d'un naturel optimiste et il y aura la même volonté de régler», a déclaré Rudy Lecours.

Au début du mois, les membres du syndicat de la distribution avaient donné un mandat de grève à leurs représentants. Le syndicat rappelait à cette époque que l'employeur menaçait de réduire de près de la moitié le nombre de postes de distributeurs et d'assistants-distributeurs.

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