86 % des Canadiens appuient le projet de TGV

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Sept Canadiens sur 10 croient que le projet... (Archives AP)

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Sept Canadiens sur 10 croient que le projet devrait être financé par les gouvernements fédéral, provinciaux et le secteur privé.

Archives AP

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Les Canadiens appuient fortement le projet d'un train grande vitesse. Selon un récent sondage de la firme EKOS auprès de 1647 personnes, 86 % d'entre elles sont favorables à cette infrastructure de plusieurs milliards de dollars. Six sondés sur 10 se sont même dits fortement en faveur du projet.

Au Québec, les appuis sont également très forts. Une proportion de 88 % de la population interrogée a exprimé son accord au projet de TGV. Les Ontariens sont légèrement plus favorables à 92 %.

Avec de tels résultats, il ne fait aucun doute pour le président de la firme de sondage, Frank Graves, que le projet de train grande vitesse est gagnant pour les partis politiques qui l'inscriront dans leur prochaine plate-forme électorale. À son avis, il s'agit d'un des plus forts appuis jamais vu pour un projet qui n'a pas encore été réalisé.

D'autre part, les deux tiers des Canadiens ne sont pas d'accord avec l'affirmation voulant qu'il ne sert à rien de lancer un projet de TGV en raison des coûts trop élevés. Seulement 18 % des personnes interrogées ont approuvé cette affirmation.

À la question de savoir s'il serait préférable d'investir des milliards de dollars dans d'autres secteurs que pour un TGV, 53 % des personnes sondées ont répondu non. À l'inverse, 3 sur 10 croient qu'il serait préférable de dépenser l'argent ailleurs. Cette proportion est de 31 % au Québec.

Motifs d'opposition

Les principaux motifs d'opposition sont que le projet n'avantagera que les régions plus populeuses (56 %), que le pays a peu de chances de réaliser le projet sans dépassement de coûts et en respectant les échéanciers (42 %), qu'il serait préférable d'investir dans d'autres domaines (27 %) et que le projet est beaucoup trop coûteux (18 %).

À l'inverse, plusieurs arguments militent en faveur du projet, dont la création de nombreux emplois (81 %), la réduction des gaz carboniques (78 %), la possibilité de voyager plus rapidement au pays et de renforcer l'économie (77 %), la réduction du nombre d'automobiles (71 %), l'affaiblissement de la position concurrentielle du Canada si on n'investit pas dans un TGV (61 %) et la volonté de renforcer l'unité nationale (53 %).

Sept Canadiens sur 10 croient que le projet devrait être financé par les gouvernements fédéral, provinciaux et le secteur privé.

D'autre part, un peu plus de la moitié des personnes interrogées sont d'avis que les revenus d'exploitation d'un TGV ne seront pas suffisants pour couvrir tous les coûts. Les deux tiers des Canadiens croient qu'il faudra subventionner l'entreprise.

Le sondage EKOS qui a été commandé par l'Association canadienne des chemins de fer a été réalisé entre les 23 et 28 octobre. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les libéraux de Michael Ignatieff et le Bloc québécois appuient le projet de train grande vitesse entre Québec et Windsor. Les conservateurs de Stephen Harper préfèrent attendre de voir les conclusions de la mise à jour des études sur le TGV - qui est attendue pour le mois de février - avant de prendre position.

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