«Les gens à Montréal et à Vegas s'imaginent que nous avons une limite. Avec Elvis, ce sera notre septième spectacle à Vegas. Les Américains aimeraient nous voir ralentir, malheureusement pour eux nous n'avons pas l'intention de freiner nos ardeurs», de répondre M. Lamarre.
En Amérique du Nord, le Cirque entrevoit encore des avenues de développement. Mais là où la direction s'emballe, c'est vers l'Europe. «Nous n'avons pas encore de spectacles permanents sur ce continent. Ce serait important pour nous de développer ces marchés. On pense à des villes comme Londres, Madrid et Paris.»
En Asie, le Cirque pense que des villes comme Shanghai et Séoul pourraient être des cibles de choix. À Shanghai, les portes sont d'ailleurs ouvertes, puisque le Cirque signera le design du pavillon du Canada lors de l'Exposition universelle de 2010.
Côté diversification des contenus, Daniel Lamarre soutient que le virage entrepris avec la présentation de Banana Shpeel pourrait faire des petits dans un avenir rapproché. «C'est une première pour nous. Si ce spectacle-là fonctionne bien, cela veut dire que l'on vient de s'ouvrir à une nouvelle catégorie de spectacles.»
À Vegas, le Cirque avait d'ailleurs amorcé sa diversification avec les Beatles et (bientôt) Elvis. «Là, on pourrait entrer dans la catégorie du music-hall. Avec Banana Shpeel, on s'attaque au marché de la comédie et de la variété. Si cela fonctionne à New York, cela veut dire que l'on pourra ouvrir un spectacle à Londres dans les West End [équivalent de Broadway à New York], et nous pourrons alors tourner partout dans le monde.»










