LNH à Québec: il faudra payer le gros prix

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Le prix à payer pour l'entrée des Nordiques... (Photothèque Le Soleil)

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Le prix à payer pour l'entrée des Nordiques dans la LNH en 1979 avait été des choix au repêchage et l'interdiction d'encaisser des revenus des droits de télévision au Canada pendant cinq ans. Des droits qui appartenaient à la brasserie Molson, propriétaire du Canadien...

Photothèque Le Soleil

Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) Deux cents, 250, 300 millions $US? Nul doute qu'il faudra payer le gros prix pour ramener une franchise de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Québec. Mais est-ce un bon placement?

Les dernières données financières publiées par le réputé magazine Forbes démontrent que le prix des franchises continue de progresser dans le circuit Bettman. On remarque surtout que les clubs les plus riches continuent de s'enrichir, alors que les plus pauvres font du surplace. L'an dernier, 14 des 30 équipes de la LNH ont perdu de l'argent. Mais dans la LNH, perdre de l'argent ne rime toutefois pas nécessairement avec une dévaluation des actifs.

Depuis 2006, la valeur moyenne des franchises de la LNH a grimpé de 25 %, passant de 179 millions $US à 223 millions $US. Si les Coyotes de Phoenix ont perdu 18,5 millions $US l'an dernier, le club a trouvé preneur récemment pour la somme de 140 millions $US. En 2006, la valeur des Coyotes était évaluée à 143 millions $US.

Le cas des Panthers de la Floride demeure également intéressant. Malgré des pertes répétées ces dernières années (13,6 millions $US l'an dernier), le club vaudrait 159 millions $US.

En 2006, le prix de cette franchise était évalué à 142 millions $US. En fait, le circuit Bettman semble surtout diviser en trois clans. Si la moitié des équipes du circuit Bettman perd de l'argent, environ 10 clubs peuvent se vanter de réaliser bon an, mal an des «petits profits» variant entre 1,3 millions $US et 4 millions $US.

Toutefois, le dernier clan, appelé le «coeur» de la Ligue, continue de générer beaucoup d'argent.

Dans ce peloton d'équipes ri­ches, on note les Maple Leafs de Toronto, dont les profits ont atteint les 78,9 millions $US l'an dernier. Les Maple Leafs ne sont pas les seuls à faire rouler cette ligue, le Canadien de Montréal (+ 31,3 M $US), les Rangers de New York (+ 27,7 M $US), les Red Wings de Detroit (+ 27,4 M $US) et les Blackhawks de Chicago (+ 20,9 M $US) s'avèrent également de véritables machines à fric bien huilées.

Inutile de dire que ces équipes riches ont vu la valeur de leur franchise grimper en flèche ces dernières années. Dans le cas des Maple Leafs, la valeur de l'équipe a bondi de 42 % depuis 2006, passant de 332 M $US, à 470 M $US.

Le cas du Canadien de Montréal est similaire. Le CH valait 230 millions $US en 2006. Il en vaut maintenant 339 millions $US, une progression de valeur de 52 % en trois ans.

Même en déclarant des pertes année après année depuis cinq ans, certains propriétaires ont vu la valeur de leur investissement progresser de façon importante. C'est le cas, notamment, des Sabres de Buffalo. En 2003, le propriétaire Tom Golisano a acheté l'équipe pour 92 millions $US. Aujourd'hui, cette franchise est évaluée à 169 millions $US, soit une progression de valeur de 84 %. Depuis 2003, le Sabres totalisent pourtant des pertes combinées de 19 millions $US.

D'après certains analystes, le faible prix des billets pour assister à un match des Sabres pourrait avoir joué sur la valeur à cette franchise, malgré des pertes répétées ces dernières années. Le coût moyen d'un billet s'élève à 36 $US à Buffalo comparativement à 67 $US à Montréal ou encore 55 $US à Edmonton.

Floride ou Tampa Bay

Ce qui nous amène à Québec. Dans le cas qui nous occupe, combien devra étaler, par exemple Quebecor, pour ramener une équipe de la LNH dans la capitale? Là, les réponses divergent.

Chose certaine, il évident que par la voie d'un déménagement, le coût d'acquisition d'une franchise serait moins imposant. Par exemple, mettre la main sur les Panthers de la Floride ou le Lightning de Tampa Bay pourrait coûter entre 160 et 200 millions $US.

À cela, il faudrait ajouter la compensation que pourrait demander le Canadien de Montréal pour venir jouer dans sa cour.

Lors de l'entrée des Nordiques dans la LNH, en 1979, le prix à payer avait été des choix de repêchage et surtout l'interdiction d'encaisser des revenus des droits de télévision au Canada pendant cinq années. Des droits qui appartenaient à la brasserie Molson...

En contrepartie, acheter une franchise par l'entremise d'une expansion de la LNH coûterait une fortune. Les scénarios les plus probables laissent miroiter que la LNH pourrait procéder d'ici quelques années à une expansion. Or, dans certains cercles du hockey, on pense que la Ligue aimerait opérer avec 32 clubs répartis dans quatre divisions. On avance que les enchères pour un club dans le sud de l'Ontario pourraient atteindre les 500 millions $.

Une autre franchise, celle-là destinée au marché américain, pourrait facilement trouvé preneur pour la modique somme de 250 millions $.

On raconte que les villes de Las Vegas et de Kansas City seraient déjà sur les rangs.

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