Mardi, le Telegraph Journal, du Nouveau-Brunswick, a titré que le conservateur David Alward examine les possibilités de s'adresser aux tribunaux pour bloquer la vente d'Énergie Nouveau-Brunswick. Le dépôt d'une injonction fait partie de ce qui est à l'étude, précise le chef de l'opposition officielle au gouvernement libéral de Shawn Graham.
M. Alward indique qu'il s'est ouvert de ses intentions dans une lettre adressée à Jean Charest. Il le met en garde de ne pas signer une entente finale tant qu'un référendum n'aura pas été tenu sur le sujet. En entrevue, le chef des conservateurs prend soin de noter que Jean Charest «agit dans les meilleurs intérêts du Québec». Mais David Alward n'en démord pas : «l'entente est mauvaise pour la province du Nouveau-Brunswick».
L'accord de principe doit lui rapporter 10 milliards $. Hydro-Québec veut verser 4,7 milliards $ pour acquérir l'ensemble des actifs d'Énergie Nouveau-Brunswick. Le reste proviendra des économies découlant d'un gel des tarifs pour cinq ans dans le domaine résidentiel et d'une baisse de 25 % de la tarification pour les clients industriels. Pour l'instant, le gouvernement Graham refuse la tenue d'un plébiscite sur un accord qui doit être ratifié au printemps. Par contre, plusieurs médias ont rapporté que le ministre de la Justice, Michael Murphy, a insisté, lundi, sur le fait que son gouvernement planche sur la bonification de l'entente.
Sans commentaire
À Québec, l'entourage de Jean Charest s'est refusé à commenter ces propos, si ce n'est pour indiquer que «nous ne sommes pas en processus de négociations. Nous sommes en discussions.»
Les Terre-Neuviens ont, de leur côté, ranimé une très vieille querelle qui les oppose au Québec à propos de l'exploitation des centrales hydroélectriques de Churchills Falls. Ed Martin, le président de la société d'État terre-neuvienne, a écrit à son vis-à-vis chez Hydro-Québec, Thierry Vandal, pour exiger une renégociation du prix de l'énergie, accordée à sa province. Le premier ministre Danny Williams a plaidé que ses concitoyens sont victimes d'une «grossière injustice».
Selon Terre-Neuve, l'accord, valable pour les 32 prochaines années, rapporte 20 fois plus au Québec. La province a déjà porté sa cause jusqu'en Cour suprême. Cette fois, elle croit qu'elle aura gain de cause parce qu'un changement au Code civil québécois force depuis 1994 les parties à agir de «bonne foi» lorsqu'elles contractent un accord.















