Bilan boursier régional: les meubles ont été sauvés

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Le gestionnaire de l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches,... (Photothèque Le Soleil)

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Le gestionnaire de l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches, Frédérick Tremblay.

Photothèque Le Soleil

Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) L'année 2009 en aura fait voir de toutes les couleurs aux dirigeants d'entreprises cotées en Bourse. Heureusement, le chaos appréhendé n'a pas eu lieu dans la région de Québec.

Mais quelle année. En mars, alors que les marchés agonisaient au plancher, personne ne donnait cher de plusieurs entreprises de la région.

Trop petites, pas assez d'argent dans leurs coffres, peu de contrats à l'horizon. Et puis, soudainement, un rebond boursier de près de 30 %. Soupir de soulagement.

«Certaines sociétés de la région de Québec ont agréablement surpris en cette année de transition», signale le gestionnaire de l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches, Frédérick Tremblay.

Chemin faisant, l'Indice boursier régional (IBR) de Québec a enregistré une performance digne de mention, en avançant de 34,5 %, à 2128 points. En 2008, l'IBR avait dégringolé de 44 %.

Nuvolt surprend

Parmi les sociétés qui ont su se démarquer, M. Tremblay note la très bonne performance de Nuvolt, une entreprise de Lévis qui a développé une expertise pointue dans la gestion des défaillances de réseaux électriques.

Le titre de Nuvolt, qui valait un maigre cent au début de 2009, se transige ces jours-ci autour de 11 cents, soit une étonnante progression de 1000 %.

À l'instar de Nuvolt, de jeunes sociétés vouées à un avenir brillant ont également émergé en 2009. Les titres d'Opsens (420 %), de TSO3 (334 %), de Medicago (261 %), de Vior (260 %) et de Copernic (208 %) ont procuré des sensations fortes à leurs actionnaires.

Dans le cas de TSO3, le fabricant de stérilisateur d'équipements chirurgicaux à l'ozone est sorti de l'anonymat en annonçant une entente «exclusive» de distribution avec le géant 3M.

La multinationale 3M, qui compte un chiffre d'affaires annuel de 25 milliards $US, entend pousser la vente du nouveau modèle de stérilisateur de TSO3 à travers la planète.

Les «poids lourds» de l'indice IBR ont également connu leur lot d'émotions. Par exemple, le titre de l'agence de publicité Cossette (qui sera privatisée en 2010), a fait l'objet d'une surenchère menée par le fonds d'investissement américain Mills Road. L'action de Cosette a bien encaissé le coup, passant de 4 $ à 8,10 $ (102 %) en un an.

Les titres de L'Industrielle-Alliance, de Cominar et d'Atrium ont également bien fait en cours d'année, gagnant respectivement tout près de 35 %, 22 % et 17 %.

Dans le rouge

Aux bons coups observés ces 12 derniers mois chez certaines entreprises, on doit ajouter des déceptions. Plusieurs sociétés boursières de la région de Québec ont ainsi vu leur titre partir à la dérive.

C'est notamment le cas de Victhom (-70 %), Advitech (-63 %), Novik (-44 %), Conway Resources (-40 %) et Chantiers Davie (-27 %).

Dans le cas de Novik, qui fabrique et conçoit des revêtements de maison en polymère, la compagnie de Saint-Augustin demeure très bien gérée. Ses revenus sont cependant tributaires du ralentissement de l'économie à l'échelle planétaire, notamment dans le secteur de la construction domiciliaire.

Cinq titres à surveiller en 2010

TSO3 (TOS)

Forte d'une entente exclusive de distribution planétaire avec le géant 3M, TSO3 pourrait épater la galerie en 2010. Son nouveau modèle (125L+) de stérilisateur d'équipements médicaux à l'ozone fait déjà tourner les têtes. Plusieurs analystes qui suivent de près le titre de TSO3 sont d'avis que les revenus exploseront d'ici deux ans. Le chiffre d'affaires de l'entreprise de Québec pourrait passer à 24 millions $ en 2011. À titre d'indication, les revenus de TSO3 devraient atteindre cette année 1,4 million $. En 2009, le titre boursier de TSO3 a enregistré une progression fulgurante de plus de 334 %, passant de 44 cents à près de 1,93 $. 

Opsens (OPS)

Ce petit fabricant de capteurs à fibre optique voit de plus en plus d'action. Ses produits servent notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz, de la santé et des laboratoires scientifiques. Tout récemment, une grande pétrolière albertaine lui a passé une commande historique. D'autres contrats sont à portée de main. Les capteurs d'Opsens servent à mesurer la pression et la température à l'intérieur des puits de pétrole. Le but : optimiser le rendement des procédés d'exploitation des réserves. En 2009, le titre d'Opsens a explosé (+420 %), passant de 20 cents à plus de 1 $. 

Atrium (ATB)

Les petites pilules et les petites granules sourient à Atrium Innovations. La société de Québec fabrique des vitamines et des capsules d'Oméga-3. Plus de 60 % de son chiffre d'affaires émane des États-Unis. Contrairement au Canada, les médecins américains prescrivent en grand nombre des produits naturels à leurs patients. Atrium a acheté en septembre une entreprise de Floride spécialisée dans la fabrication et la distribution de suppléments nutritionnels qui devrait lui permettre de faire croître ses revenus à un rythme soutenu au cours des prochaines années. Bien que son titre n'ait pas beaucoup progressé en 2009 (+20 %), passant de 12,92 $ à 15,60 $, les analystes en recommandent l'achat. Un prix cible moyen de 20 $ a été fixé sur le titre. 

Junex (JNX)

L'entreprise de prospection gazière de Québec pourrait frapper un grand coup de circuit en 2010. En fait, cela dépendra de 1) l'évolution du prix du gaz naturel et de 2) ses travaux de recherche dans la vallée du Saint-Laurent. Si son partenaire Forest Oil décide de commercialiser ses puits détenus au Québec, les revenus de Junex bondiront. Junex détient des permis sur plus d'un million d'acres dans les basses-terres du Saint-Laurent. Certains analystes estiment que la production de gaz naturel émanant des propriétés de Junex pourrait s'élever à 1,25 tcf. En valeur marchande, 1000 pieds cubes de gaz naturel tournent autour de 5,76 $US ces temps-ci. Un tcf équivaut à 1000 milliards de pieds cubes. En somme, le tcf de Junex pourrait valoir 5,7 milliards $US. Bien que spéculatif, le titre de Junex pourrait atteindre 2,95 $ d'ici un an, avance l'analyste Ken Chernin chez Jennings Capital. L'action de Junex tourne autour de 1,50 $.  

IPL (IPI)

Le fabricant de produits de plastique de Saint-Damien est à la croisée des chemins. En clair, tous les scénarios sont sur la table, y compris celui de vendre l'entreprise, de la fusionner ou encore de la privatiser. Au cours de la dernière année, les revenus d'IPL ont avoisiné les 200 millions $ alors que son bénéfice net n'a atteint que 4,1 millions $. Cela dit, que vaudra l'entreprise dans un an? Le titre boursier d'IPL a bien fait en 2009, progressant de 183 %. Chose certaine, une offre de privatisation de l'entreprise, menée par un fonds d'investissements privé et certains dirigeants d'IPL, ne serait pas à exclure. Hier, le titre d'IPL valait 4,82 $ à la Bourse de Toronto.  

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