Dans bien des cas, les employeurs peinent toujours à trouver la relève nécessaire car les inscriptions dans plus de 80 programmes de formation professionnelle, collégiale et universitaire demeurent insuffisantes. Pour ces métiers et professions, c'est pratiquement le plein emploi.
Selon Jobboom.com, qui dévoilait hier sa 13e édition du Bilan des perspectives du marché du travail et lançait son guide Les carrières d'avenir 2010, près d'une quarantaine de programmes de formation continuaient d'afficher plus d'offres d'emploi qu'il n'y avait de diplômés.
Au Centre de formation en transport de Charlesbourg - le seul établissement à offrir un diplôme d'études professionnelles en régulation de vol - l'école a reçu une trentaine d'offres d'emploi pour ses 20 finissants du printemps 2009.
La dizaine de diplômés en technologie de la mécanique du bâtiment du Cégep de Limoilou ont pu consulter, l'an dernier, pas moins de 40 offres d'emploi.
Au Cégep de La Pocatière, les 26 diplômés en techniques d'éducation spécialisée ont vraiment eu l'embarras du choix : il y avait 75 offres d'emploi sur la table.
À tous les mois, le Cégep de Lévis-Lauzon reçoit une dizaine d'offres d'emploi pour ses finissants au profil Coordination de bureau. Malheureusement, ils n'étaient que neuf finissants l'an dernier.
Toujours en 2009, pas moins de 118 employeurs sont allés cogner à la porte de l'Université Laval pour offrir des postes aux 26 finissants du programme de maîtrise en orthophonie.
Et que dire des 17 nouveaux bacheliers en génie informatique de l'Université Laval qui ont reçu pas moins de 329 offres d'emploi.
Dans certains programmes, le nombre d'étudiants inscrits est tellement faible que leur survie est en péril. Par exemple, le Centre de formation agricole de Saint-Anselme n'a formé que trois diplômés en production porcine en 2009. Les six autres centres autorisés à offrir cette formation au Québec ne l'ont pas fait car il n'y avait pas suffisamment d'inscriptions.
Selon Jobboom.com, les perspectives d'embauche au cours des cinq prochaines années seront excellentes dans les secteurs de l'énergie (130 000 emplois), des technologies de l'information et des communications (60 000 emplois) sans oublier ceux des transports, de la construction, de la santé et des assurances.
Directrice de la recherche et de la rédaction chez Jobboom.com, Julie Gobeil, signale que dans la région de la Capitale-Nationale, comme un peu partout au Québec, les départs à la retraite - qui s'accéléreront à compter de 2012 - seront le principal moteur d'embauche au cours des prochaines années.
Départs à la retraite
Selon elle, il faudra remplacer 50 000 retraités alors que la création de nouveaux emplois d'ici 2013 devrait se chiffrer à 9500.
Selon Jobboom.com, «la Capitale-Nationale est l'une des cinq régions où le bassin de main-d'oeuvre diminuera le plus au Québec au cours des prochaines années. Elle comptera 4000 personnes en âge de travailler en moins à la fin de la période 2009-2014. Les effets du vieillissement, conjugués à la croissance de l'emploi, causent déjà des problèmes de recrutement aux employeurs.»
Selon Julie Gobeil, la Capitale-Nationale aura besoin d'assureurs, d'avocats, de chimistes, d'éducateurs spécialisés, mais aussi de nouveaux travailleurs dans la santé - «et pas seulement des médecins et des infirmières» - et des informaticiens.
Les formations les plus recherchées*
Formation professionnelle
Assistance technique en pharmacie
Conduite de procédés de traitement de l'eau
Mécanique de machines fixes
Production laitière
Production porcine
Régulation de vol
Formation collégiale
Assainissement de l'eau
Gestion d'un établissement de restauration
Gestion et exploitation d'entreprise agricole (Production animale)
Paysage et commercialisation en horticulture ornementale
Soins infirmiers
Techniques de bureautique
Techniques d'éducation à l'enfance
Techniques d'éducation spécialisée
Techniques de la logistique des transports
Techniques d'électrophysiologie médicale
Techniques de l'informatique
Techniques de maintenance d'aéronefs
Techniques de tourisme
Techniques d'hygiène dentaire
Techniques d'inhalothérapie
Technologie de la géomatique
Technologie de la mécanique du bâtiment
Technologie des procédés et de la qualité des aliments
Formation universitaire
Administration des affaires
Écologie
Génie alimentaire
Génie civil
Génie des technologies de l'information
Génie géomatique et Géomatique appliquée à l'environnement
Génie industriel
Génie informatique
Génie logiciel
Génie mécanique
Médecine
Orthophonie
Psychoéducation
Sciences géomatiques
* Ces 38 programmes ont attiré en 2009 beaucoup plus d'offres d'emploi qu'il n'y avait de diplômés dans les écoles sondées.
Source : Les carrières d'avenir 2010 aux éditions Jobboom










