Labeaume planche sur le bois et les bus électriques

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S'adressant au président de l'assemblée, le premier ministre... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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S'adressant au président de l'assemblée, le premier ministre Jean Charest, Régis Labeaume a soutenu que toutes les municipalités se débattent avec l'idée d'avoir de nouveaux moyens de transport en commun.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Faites de Québec une «vitrine» pour les autobus électriques et pour les édifices publics cons­truits en bois, a réclamé Régis Labeaume, à la Rencontre économique 2010.

Avec son style direct habituel, le maire de Québec y est allé de cette proposition, jeudi, la proposition la plus concrète entendue à la plénière de l'événement qui s'est clôturé, jeudi, à Lévis.

S'adressant au président de l'assemblée, le premier ministre Jean Charest, M. Labeaume a soutenu que toutes les municipalités se débattent avec l'idée d'avoir de nouveaux moyens de transport en commun.

La pollution et l'explosion du prix du pétrole imposent, selon lui, de se tourner vers les véhicules mus à l'électricité.

La ville possède de petits bus électriques. Par contre, ils ont été fabriqués en Italie, a souligné le maire. Il a suggéré qu'il ne voit pas pourquoi ils ne pourraient pas être produits ici. «Nous discutons avec Nova Bus pour obtenir des bancs d'essai parce que Québec est la ville idéale: il fait froid, il y a des côtes, il y a tout ce qu'il faut. Nous sommes prêts et disponibles pour y participer.»

Le maire a enchaîné avec son «deuxième projet», construire des bâtiments en bois, matériau écologique, s'il en est un. Il a admis avoir déjà déclaré que cela «ne l'intéressait pas si ça coûtait plus cher que l'acier. Mais j'ai évolué».

Il a précisé qu'il attend une étude sur les coûts de construction pour «des infrastructures sportives, communautaires ou culturelles totalement en bois», avant d'inviter le premier ministre à assumer une partie d'une facture supplémentaire qui générerait des «emplois en région».

Il a réitéré sa vision de faire de Québec «une vitrine. Il ne faut pas sous-estimer cela. Ça ferait des p'tits. L'idée est de faire une vitrine avec cela et avec les autobus électriques».

Jean Charest n'a pas répondu. Mais il a relancé le maire avec ses propres rapports attendus pour des trains à grande vitesse.

Sur l'électrification de véhicules, qui pourrait devenir une marque de commerce distinctive, croit-il, «pourquoi pas des systèmes de taxis».

Plusieurs ont profité de leur court droit de parole ? un échange de cinq minutes ? pour plaider la mise en valeur des ressources naturelles, dont le bois. Cela contraste avec les propos du ministre Clément Gignac (Développement économique), qui a laissé entendre, lundi, que le Québec devrait revoir un «modèle d'affaires» qu'il juge trop collé aux ressources naturelles.

Ressources naturelles

Claire Bolduc, de Solidarité rurale, a cru bon d'insister sur le fait que «la richesse économique [du Québec et de sa métropole] vient des ressources naturelles qu'on retrouve dans les régions».

À la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux a déploré qu'un «des grands défauts» de l'énoncé qui a servi de base de la Rencontre «est qu'on considère les régions comme un lieu où on va chercher les ressources», non pas comme l'endroit où on peut les transformer.

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