«Nos entreprises ne sont pas en période d'embauches massives», constate Nathalie Quirion, la directrice générale par intérim du Parc dans lequel s'activent un peu plus de 5000 travailleurs dans une centaine d'entreprises et de centres de recherche. «Par contre, elles intègrent continuellement de nouveaux travailleurs au sein de leur organisation», fait-elle remarquer.
Hier, sur le site Internet du Parc technologique du Québec métropolitain (www.parctechno.com), les entreprises affichaient près d'une vingtaine d'offres d'emploi. Et dire qu'en novembre 2007, le parc technologique tenait un premier Rendez-vous de l'emploi dans l'espoir de recruter 250 nouveaux travailleurs pour les entreprises et les centres de recherche!
Compte tenu des circonstances, l'idée de répéter l'expérience du Rendez-vous de l'emploi a été mise de côté. Cependant, il était hors de question de couper les ponts avec la relève.
En collaboration avec le service de placement de l'Université Laval, le Parc technologique du Québec métropolitain a adopté une nouvelle formule sortie des sentiers battus pour intéresser les futurs diplômés à faire carrière dans les entreprises du Parc.
L'activité s'appelle la Tribune techno et regroupe une dizaine d'organisations implantées dans le Parc - dont le CRIQ, ForwardSim, Idarca-Audio, Institut national d'optique, Nobel Biocare, Studio Virtuel Concept et TeraXion - qui demandent aux étudiants de relever des défis liés à des problèmes auxquels elles sont confrontées.
«L'objectif est de provoquer des rencontres entre les entreprises et de jeunes gens de talent et d'amener ces derniers à partager leurs idées avec les dirigeants des entreprises», a expliqué Nathalie Quirion.
«Alors que les traditionnelles foires de l'emploi accordent un certain avantage à ceux et à celles qui ont de la facilité à se vendre, la Tribune Techno veut donner la chance à ceux qui ont des idées originales de se démarquer.»
Les défis proposés sont techniques ou font appel à la logique.
Par exemple, Olympus NDT demande aux étudiants de lui «donner les avantages de l'inspection par ultrason sur des soudures versus les autres technologies d'inspections non destructives applicables pour l'inspection de soudure».
De son côté, Médicago veut savoir «comment les outils de la biologie synthétique peuvent apporter des améliorations au niveau des systèmes d'expression dans les plantes».
Cent cinquante étudiants ont relevé l'un ou l'autre des défis soulevés par les entreprises. À l'occasion d'une activité qui se tenait hier à l'Université Laval, les participants devaient aller présenter leur solution à l'entreprise choisie.
Au terme de la rencontre, tout pouvait arriver : l'étudiant pouvait se voir proposer un stage ou même un emploi.










