En janvier, l'an dernier, la SCHL avait enregistré 100 mises en chantier dans la région de Québec, soit 50 mises en chantier de maisons individuelles et autant de logements locatifs.
Cette année, c'est le triple! Et même un peu plus. En effet, les entrepreneurs ont amorcé la construction de 127 maisons individuelles et de 206 logements collectifs dans le premier mois de 2010. Un total de 333 mises en chantier.
Si la performance de la région de Québec est spectaculaire, les autres centres urbains québécois de 100 000 habitants et plus s'en tirent bien également. Ensemble, les régions de Gatineau, de Montréal, de Québec, de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières ont enregistré une croissance de 52 % des mises en chantier en janvier. Il y en a eu 2538 en janvier 2010 contre 1675 à la même période l'an dernier.
À cause du beau temps
De l'avis de Kevin Hughes, économiste pour le Québec à la SCHL, il faut surtout éviter de partir en peur avec ces données et croire que ce rythme de construction va se maintenir à ce niveau au cours des prochains mois.
Pour expliquer l'étonnante performance de janvier, il identifie deux facteurs : les conditions météorologiques favorables et le resserrement du marché de la revente.
«La température particulièrement clémente observée en janvier a sûrement contribué à rehausser les résultats. Néanmoins, la tendance de la construction neuve est nettement à la hausse depuis l'automne 2009», remarque l'économiste principale du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, qui prévoit aussi un «ressac» dans les prochains mois. «Les mises en chantier augmenteront d'environ 10 % cette année.»
Selon elle, d'autres facteurs doivent être pris en compte pour expliquer la tenue «exceptionnelle» de janvier. «La vigueur des ventes de maisons existantes, qui a rapidement ramené le marché en situation de pénurie, a considérablement réduit le choix de propriétés à vendre. Cela a incité plusieurs acheteurs à se tourner vers la construction neuve, surtout que l'écart de prix entre les maisons neuves et existantes a diminué récemment», dit Mme Bégin.
«La faiblesse des taux hypothécaires ainsi que le redressement de l'emploi observés depuis six mois au Québec ont également favorisé le marché de l'habitation», a-t-elle précisé.
Selon le Mouvement Desjardins, les mises en chantier pourraient atteindre 48 000 unités en 2010 «puisque le marché des appartements locatifs et celui de la revente de maisons existantes sont actuellement en situation de pénurie». En 2009, la SCHL avait répertorié 37 006 mises en chantier dans les grandes villes du Québec, un recul de 11 % par rapport à 2008.











