Les négociations vont «bon train» pour l'acquisition de 65 000 pieds carrés dans l'édifice afin d'y aménager des salles de réunions, de conférences, de cocktails, des espaces d'entreposage et une cuisine satellite, note le président du Centre des congrès, P.-Michel Bouchard.
La surface convoitée correspond à l'ensemble des boutiques de la galerie marchande ainsi que la halte-bouffe. Il appartiendrait au promoteur de Place Québec de relocaliser les magasins s'il le désire.
«On achèterait tout ce bout-là, indique M. Bouchard. C'est sûr qu'il y aurait un corridor maintenu. Nos plans le prévoient. Mais il serait déplacé plus au nord.»
Le patron du Centre planche sur un mémoire à remettre à la ministre du Tourisme qui décidera si elle donne l'aval ou non au projet d'agrandissement. Pour le moment, M. Bouchard refuse de donner une indication du coût d'achat et des travaux. «Les pourparlers finaux s'en viennent sur le prix, l'évaluation, indique-t-il. On monte notre dossier de façon correcte pour que le gouvernement puisse prendre une décision.»
D'après M. Bouchard, la nouvelle capacité du centre permettrait de tenir en tout temps un événement de plus qu'à l'heure actuelle. «On a fait une projection économique de ce qu'on aurait gagné si on avait eu cet espace-là et c'est très intéressant.»
Ce n'est pas la première fois que le Centre reluque du côté de Place Québec pour donner libre cours à sa volonté d'expansion. En 2007, une négociation avec l'ancien propriétaire, la Société immobilière du Québec (SIQ), avait presque permis l'acquisition de 1000 espaces de stationnement à Place Québec. Toutefois, la vente de Place Québec au privé a fait déraper la transaction.
En 2008-2009, une année record, le Centre des congrès a accueilli 177 événements qui ont drainé 230 000 visiteurs à Québec et généré des retombées économiques de 131 millions $. Selon les chiffres du Centre, les revenus fiscaux et parafiscaux pour les deux paliers gouvernementaux se sont élevés à 27 millions $. «On a rentré jusqu'à présent bien plus que nos coûts d'acquisition et de construction», fait valoir M. Bouchard.











