Ce petit pays, niché au fond des Pyrénées entre la France et l'Espagne, attire pas moins de 11 millions de visiteurs par an, grâce à ses pistes de ski et ses faibles taxes.
Rosa Ferrer est la mairesse d'Andorre-La-Vieille, capitale de la principauté, une petite ville de 25 000 habitants. Mardi Mme Ferrer participait à la séance des maires des villes d'hiver, à l'occasion du Congrès international de la viabilité hivernale. Le prochain congrès, en 2014, se déroulera justement dans la ville de Mme Ferrer. Si Québec est la capitale de la neige, Andorre est la capitale des Pyrénées, avec 65 sommets de 2500 m ou plus et 315 km de pistes de ski sur un territoire plus petit que la région 03.
La séance des maires a permis aux villes de Québec, d'Andorre et de Montréal de comparer ce qu'elles paient pour subir, quelques mois par année, l'assaut de la neige et du froid.
À Andorre-La-Vieille, une équipe d'une soixantaine de personnes arrive à libérer la ville de la neige en 24 heures, indiquait Mme Ferrer. C'est modeste à côté des moyens déployés par les deux villes québécoises pour se débarrasser de la neige qui encombre les rues.
Dépenses élevées
À Québec, précisait le maire Labeaume, il en coûte 60 millions $ en moyenne pour entretenir 2550 km de routes et quelque 1000 km de trottoirs. Un travail qui monopolise près de 1000 employés, du privé et de la Ville, et 1100 véhicules.
La même opération coûte 148 millions $ à Montréal, indiquait Michael Applebaum, maire de Côte-des-Neiges et responsable du volet déneigement pour la Ville de Montréal. Avec 4100 km de rues et 6500 km de trottoirs, Montréal possède un réseau routier plus vaste mais aussi plus urbain. Ça se répercute inévitablement sur les coûts.
Avec 1 million $, Québec peut déneiger 42,5 km de rues alors qu'à Montréal, pour la même somme, on ne peut entretenir que 28,3 km.
Quoi qu'on fasse, estime par ailleurs le maire Labeaume, «l'hiver ne nous apporte pas suffisamment de revenus pour absorber les dépenses supplémentaires que ça génère.
«Des événements comme le Crashed Ice ou l'Hôtel de glace sont bien ciblés, mais il n'y a pas beaucoup d'attractions comme ça. Peut-être qu'une équipe de hockey professionnel aiderait à nous convaincre de la rentabilité de l'hiver, ou les Olympiques, mais ça n'est pas simple.»
Si Montréal déneige les pistes cyclables en hiver, le maire de Québec n'est pas prêt à investir dans ce mode de transport hivernal. «J'aimerais voir le nombre de cyclistes qui pédalent en hiver. On me dit qu'il y en a des centaines, mais j'aimerais bien voir un petit sondage là-dessus.»











