«On n'en sait pas beaucoup, mais on ne peut pas être très optimistes devant l'état du marché. Le gouvernement intervient pour AbitibiBowater, il peut le faire pour nous aussi.» - Sébastien Côté, travailleur
Le Soleil, Patrice Laroche
«On n'est au courant de rien, en dedans. Il y a des rumeurs, mais on nous dit rien. Peut-être qu'ils veulent faire comme Abitibi pour aller chercher des subventions. C'est peut-être une stratégie.»- Benoît Croteau, travailleur
Le Soleil, Patrice Laroche
Les procureurs de la compagnie ont plaidé pour ce recours devant un juge, à Montréal. White Birch, propriété de l'homme d'affaires américain Peter Brant, possède aussi les installations papetières de Masson, dans l'Outaouais, et de Bear Island, aux États-Unis. Elles bénéficieront elles aussi de la législation empêchant de les mettre en faillite.
Il n'a pas été possible de s'entretenir avec les dirigeants de l'entreprise, aussi bien à Québec qu'au siège social, aux États-Unis, plus précisément au Connecticut. En fin de journée, la compagnie a annoncé par communiqué de presse qu'elle tente d'obtenir un financement de 140 millions $. «White Birch s'attend à ce que ses activités se poursuivent normalement.»
Stadacona embauche 600 travailleurs. Il y en a 231 à Rivière-du-Loup. Au total, pour les quatre usines, c'est le gagne-pain de plus de 1200 personnes qui est en jeu.
«Business as usual»
Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) n'a pas été avisé si des arrêts, permanents ou temporaires, seront décrétés. Seule circule la rumeur qu'à court terme, c'est «business as usual», a indiqué Gaétan Ménard, secrétaire trésorier national de la centrale syndicale.
Lors d'une entrevue téléphonique, Jeannot Labranche, le président du local 137 du SCEP, un des deux syndicats de l'usine de Québec, a rapporté qu'aucune suspension des activités ne devrait se produire d'ici la fin du mois de mars aux installations situées au port de Québec. «Le carnet de commandes est plein», lui a fait savoir la direction, il y a peu de temps.
Par contre, Papiers White Birch ne l'a pas convoqué pour discuter du recours à la loi sur les arrangements avec les créanciers. «Ça inquiète tout le monde», a commenté M. Labranche.
Gaétan Ménard a indiqué, de son côté, que l'entreprise semble vouloir poursuivre ses opérations en attendant de mettre en place un plan de restructuration. La requête comprend la suspension de la quote-part de la firme pour le régime de pension de ses employés et des retraités qui touchent des rentes.
Cela représente une somme mensuelle de 1,4 million $ pour les quatre usines. Des documents consultés par Le Soleil suggèrent que White Birch a contracté des emprunts de 650 millions $.
L'usine Stadacona fait partie du paysage de Québec depuis 1927. Peter Brant l'a achetée, en 2003, pour 205 millions $.












