Creaform s'est fait connaître grâce à son numériseur à main, le Handyscan 3D, commercialisé en 2005 et qui a évolué depuis en une gamme de six produits. Il permet de numériser un objet simplement en balayant la surface avec l'appareil - qui est muni de caméras et d'un laser -, un peu comme si on la peinturait.
Puisque les pastilles collées sur l'objet permettent au logiciel d'en localiser la position, il est possible de le numériser tout en le bougeant, ce qui était auparavant impossible. L'appareil repousse aussi les limites de taille et de relief : tout peut être numérisé. Déjà, le Bonhomme Carnaval, la fontaine de Tourny et, récemment, l'inukshuk de Vancouver, sont passés dans l'univers virtuel.
Le Handyscan a au départ été vendu comme un outil pour les entreprises manufacturières, notamment pour le contrôle de la qualité. Aujourd'hui, ce secteur représente encore environ 80 % des activités de l'entreprise. Mais deux autres domaines, qui apparaissent à des années-lumière du premier, émergent : le médical et le multimédia. Là, c'est l'humain qui devient l'objet d'intérêt. L'entreprise a d'ailleurs annoncé en janvier l'acquisition d'InSpeck, une compagnie spécialisée dans la numérisation du corps humain.
Numérisation fidèle
Déjà, on peut par exemple numériser une partie du corps pour arriver à faire une orthèse ou une prothèse parfaitement fidèle. On peut aussi numériser la tête d'un bébé qui a une déformation crânienne (plagiocéphalie) dans le but de fabriquer un casque bien ajusté.
Mais il reste encore un monde d'applications à mettre sur pied en santé pour une compagnie qui prise l'innovation. Par exemple, les prothèses faciales pour les grands brûlés sont encore fabriquées à partir d'un masque de plâtre, réalisé lorsque le patient est sous anesthésie générale, fait valoir le président, Charles Mony.
Une aberration selon lui, puisqu'un numériseur pourrait faire le travail. «C'est sûr qu'un jour ou l'autre, on va arrêter de mettre du plâtre sur des brûlés. Ça n'a pas de sens!» Mais il faut laisser le temps à ces nouvelles façons de faire de s'implanter, avance-t-il.
Les technologies de Creaform ont depuis environ un an fait leur entrée dans l'univers du cinéma et des jeux vidéo. À l'aide de photographies 3D, il est désormais possible de transposer des acteurs dans le monde virtuel beaucoup plus rapidement et avec une fidélité accrue. Une innovation qui pourrait chambouler les façons de faire du monde du divertissement, selon M. Mony. «C'est une industrie où beaucoup de créations 3D sont manuelles. Et là, on passe en mode numérisation, c'est-à-dire enregistrement de formes 3D.»
La croissance de la compagnie passera aussi par son déploiement dans d'autres pays. «Cette année, on est en train d'ouvrir en Inde et on prévoit aussi ouvrir quelque chose en Allemagne», indique M. Mony. L'entreprise est déjà installée aux États-Unis, en France, en Chine et au Japon.
À peine freinée par la crise
L'homme d'affaires estime que leur performance est notamment attribuable à l'innovation de leur technologie et au coût de leurs produits, plus abordables que ceux de leurs concurrents. Les ventes auront donc moins souffert de la crise économique. «Nos concurrents se sont affaiblis, nous, on est encore en position de force. On veut profiter de ça pour faire des pas en avant. Notre objectif, c'est d'arriver à 120 millions de chiffres d'affaires dans cinq ans», fait valoir M. Mony. Mais si l'entreprise a de grandes ambitions pour l'avenir, pas question pour l'instant d'aller chercher du financement public en se lançant à la Bourse.
Déjà, on peut par exemple numériser une partie du corps pour arriver à faire une orthèse ou une prothèse parfaitement fidèle. On peut aussi numériser la tête d'un bébé qui a une déformation crânienne (plagiocéphalie) dans le but de fabriquer un casque bien ajusté.
Mais il reste encore un monde d'applications à mettre sur pied en santé pour une compagnie qui prise l'innovation. Par exemple, les prothèses faciales pour les grands brûlés sont encore fabriquées à partir d'un masque de plâtre, réalisé lorsque le patient est sous anesthésie générale, fait valoir le président, Charles Mony.
Une aberration selon lui, puisqu'un numériseur pourrait faire le travail. «C'est sûr qu'un jour ou l'autre, on va arrêter de mettre du plâtre sur des brûlés. Ça n'a pas de sens!» Mais il faut laisser le temps à ces nouvelles façons de faire de s'implanter, avance-t-il.
Les technologies de Creaform ont depuis environ un an fait leur entrée dans l'univers du cinéma et des jeux vidéo. À l'aide de photographies 3D, il est désormais possible de transposer des acteurs dans le monde virtuel beaucoup plus rapidement et avec une fidélité accrue. Une innovation qui pourrait chambouler les façons de faire du monde du divertissement, selon M. Mony. «C'est une industrie où beaucoup de créations 3D sont manuelles. Et là, on passe en mode numérisation, c'est-à-dire enregistrement de formes 3D.»
La croissance de la compagnie passera aussi par son déploiement dans d'autres pays. «Cette année, on est en train d'ouvrir en Inde et on prévoit aussi ouvrir quelque chose en Allemagne», indique M. Mony. L'entreprise est déjà installée aux États-Unis, en France, en Chine et au Japon.
À peine freinée par la crise
Creaform aura réussi à tirer son épingle du jeu malgré une économie difficile l'an dernier. Bien que les chiffres officiels n'aient pas encore été divulgués, M. Mony fait valoir que l'entreprise est arrivée à accroître ses revenus d'environ 15 %, à 25 millions $. «[La période] 2008 à 2009 a été beaucoup plus dure. Par contre, on a continué à maintenir une croissance, malgré la décroissance du marché», mentionne le président Charles Mony. Le principal concurrent de l'entreprise, FARO Technologies, a vu ses revenus chuter de 30 % en 2009.
L'homme d'affaires estime que leur performance est notamment attribuable à l'innovation de leur technologie et au coût de leurs produits, plus abordables que ceux de leurs concurrents. Les ventes auront donc moins souffert de la crise économique. «Nos concurrents se sont affaiblis, nous, on est encore en position de force. On veut profiter de ça pour faire des pas en avant. Notre objectif, c'est d'arriver à 120 millions de chiffres d'affaires dans cinq ans», fait valoir M. Mony. Mais si l'entreprise a de grandes ambitions pour l'avenir, pas question pour l'instant d'aller chercher du financement public en se lançant à la Bourse











