À cela s'ajoute un financement de 85 640 $ par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE), qui sera consacré à la réalisation d'une étude de marché pour aider à orienter les efforts des entreprises du secteur en fonction des critères des clients. L'autre partie des 445 000 $ octroyés hier par Québec au Créneau d'excellence en valorisation du bois dans l'habitation pour cette région permet l'embauche d'une coordonnatrice (déjà en poste) et la mise en oeuvre du plan d'action, au coût de 360 000 $.
Le reste du budget global du nouvel organisme viendra de la Conférence régionale des élus, du Centre de développement des entreprises (CDE) de Lotbinière et de partenaires privés.
L'annonce de la contribution du programme ACCORD a été faite par le ministre du MDEIE, Clément Gignac, dans l'usine des Industries A. P. de Laurier-Station (mobilier de chambre à coucher), qui reçoit aussi une aide financière de 11 000 $ issue du programme d'aide aux entreprises pour l'étude de faisabilité d'un projet d'implantation de cellules robotiques.
Le programme, a précisé le ministre Gignac en entrevue, vise à développer un modèle d'affaires plus pointu, plus proche de la demande des clients (ce qui permet de conserver des inventaires plus bas) et à réduire l'empreinte écologique de l'industrie du bois. Par exemple, la possibilité de rendre la surface du bois plus résistante, grâce à de nouveaux finis, permettra de valoriser l'utilisation d'espèces de bois plus mou.
Pour le ministre responsable de la région, Laurent Lessard, l'ambition «mondiale» du programme est de redonner à cette industrie sa place et de «tasser» les concurrents asiatiques.
L'espoir de Léo Lévesque, président du comité du nouveau Créneau d'excellence, est de «faire évoluer notre industrie vers l'économie du savoir, en vue de devenir un pôle d'expertise mondial des produits du bois pour les marchés de l'habitation».
Selon le directeur général du CDE de Lotbinière, Philippe Mailloux, les deuxième et troisième transformations du bois occupent une position dominante dans l'économie de la Chaudière-Appalaches, avec le secteur agro-alimentaire. Dans Lotbinière, il parle même de 68 % des emplois manufacturiers.
Défi différent
Après l'établissement dans Chaudière-Appalaches de programmes ACCORD pour le secteur des plastiques et des matériaux composites et pour les textiles techniques, celui de la valorisation du bois dans l'habitation représente un défi différent, selon M. Mailloux, à cause du nombre plus étendu d'entreprises participant aux activités de ce secteur. En effet, le secteur visé englobe quelque 319 entreprises qui emploient plus de 11 000 personnes dans la région. Globalement, ces entreprises comptent deux fois plus d'employés que la moyenne des fabricants du même secteur dans l'ensemble du Québec et la valeur moyenne des revenus qu'elles génèrent double celle de la moyenne québécoise des comparables.











