En raison du lourd déficit prévu cette année, Ottawa prévoit que la dette s'enrichira de 54 milliards $.
Actuellement, la dette fédérale s'élève à 463 milliards $. Au 31 mars (dans 26 jours), elle passera à 517 milliards $. Lorsque le déficit aura finalement été éliminé en 2015, la dette accumulée du pays s'élèvera à 622 milliards $, soit un prodigieux bond de 159 milliards $.
Évidemment, les bas taux d'intérêt qui ont cours ces temps-ci pourraient continuer de sourire au fédéral. Cette année, Ottawa prévoit payer un peu plus de 30 milliards $ en frais d'intérêt sur la dette.
Or, l'explosion des emprunts fera également augmenter de façon importante les frais financiers liés à cette dette. En 2013, les frais d'intérêt annuels seront alors de plus de 41 milliards $.
Selon l'économiste Benoît P. Durocher du Mouvement Desjardins, le service de la dette accaparera jusqu'à 14,6 % des revenus budgétaires du gouvernement en 2012-2013 comparativement à 13,5 % l'an prochain.
«Il faudra tôt ou tard s'attaquer au remboursement de cette dette pour libérer une plus grande marge de manoeuvre», a-t-il fait savoir jeudi.
Le gouvernement Harper soutient toutefois que le ratio dette-PIB du Canada demeurera le meilleur des pays du G7. En 2015, ce ratio devrait tourner autour de 31,9 %. L'an prochain, il atteindra 35,4 %.
Pourquoi la baisse du ratio malgré la hausse de la dette? Ottawa fait le pari que le produit intérieur brut canadien aura repris du poil de la bête en 2015.




















