Selon les données dévoilées hier par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), 273 logements collectifs, principalement des immeubles traditionnels d'appartements, ont levé de terre au cours du mois de février dans l'agglomération urbaine de la Vieille Capitale.
Pour le mois de février 2009, la SCHL en avait répertorié 128.
Quant au nombre de mises en chantier de maisons individuelles, il a chuté d'un maigre 3 % entre les mois de février 2009 et 2010, passant de 63 à 61.
La SCHL a poussé un peu loin l'analyse de ses données et a déterminé que l'ensemble des mises en chantier avait connu une croissance importante entre le mois de janvier 2009 et le mois de février 2010 dans l'agglomération urbaine de Québec. Elles sont passées de 291 à 667.
Le marché sera très actif
Dans le seul segment des logements collectifs, les mises en chantier ont progressé de 178 à 479 au cours de cette période.
Analyste de marché pour la région de Québec à la SCHL, Elisabeth Koulouris affirme que les données pour les deux premiers mois de 2010 tendent à confirmer les prévisions établies pour l'année en cours. «Le marché sera très actif au cours des six premiers mois de 2010 et il roulera au ralenti par la suite.»
Pour l'agglomération urbaine de Québec, la SCHL prévoit 5300 mises en chantier en 2010. De ce nombre, 1600 seront des maisons individuelles. Dans le marché des logements collectifs, 3700 mises en chantier sont attendues, soit 1400 immeubles traditionnels d'appartements, 1300 condominiums et 1000 jumelés et duplex.
La rareté de logements vacants sur le marché ? le taux d'inoccupation se situe à 0,6 % ? pousse les entrepreneurs à lancer de nouveaux chantiers.
D'autres facteurs expliquent également le bouillonnement actuel dans le secteur immobilier résidentiel : des prêts hypothécaires bas, la vigueur du marché de la revente et des conditions climatiques avantageuses permettant d'amorcer des projets de construction plus rapidement que prévu.
Au Canada et au Québec maintenant...
Pour l'ensemble du Canada, le nombre de mises en chantier a continué son ascension en février pour se chiffrer à 196 700, soit 11 300 de plus qu'en janvier.
La croissance s'est fait sentir un peu partout au pays à l'exception du Québec où le nombre de mises en chantier a chuté de 14,1 %. De 48 100 unités en janvier, ce nombre est passé à 41 300 unités entre les mois de janvier et de février.
Les mises en chantier ont progressé de 28,6 % en Ontario, de 14,3 % dans les provinces de l'Atlantique, de 10,8 % dans les Prairies et de 8 % en Colombie-Britannique.
«L'intensification des mises en chantier d'habitations en février a été essentiellement observée dans le segment des logements collectifs, et tout particulièrement dans la région de Toronto», a signalé l'économiste en chef du centre d'analyse de marché de la SCHL, Bob Dugan.
Au sujet des résultats obtenus par les centres urbains québécois, l'économiste principal du Mouvement Desjardins, Benoît P. Durocher a indiqué «que la diminution de février ramène le nombre de mises en chantier à un niveau plus conforme à nos prévisions pour l'ensemble de l'année 2010. Une certaine stabilité pourrait donc être observée au sein des mises en chantier québécoises au cours des prochains mois.»
Rappelons que les résultats du mois de janvier avaient fait écarquiller les yeux des observateurs.
Ensemble, les régions de Gatineau, de Montréal, de Québec, de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières avaient enregistré une croissance de 52 % des mises en chantier.











