Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le gouverneur du Vermont, Jim Douglas, ont officiellement renouvelé le contrat, hier, à Québec. Le chef du gouvernement québécois et son homologue américain ont fait valoir qu'il s'agit d'un accord «gagnant-gagnant».
«Nous obtenons le meilleur prix possible», a fait valoir Jean Charest. «Chacun y trouve son compte.» La note reflétera le prix médian facturé par Hydro pour éviter «les pièges et la volatilité des extrêmes du marché», a expliqué l'élu québécois.
La vente de 225 mégawatts par an au Vermont aurait rapporté 1,2 milliard $ de 1987 à 2016. Le prolongement de contrat, de 2012 à 2038, se traduira par des ventes de 1,5 milliard $.
Jean Charest a signalé que les bénéfices d'Hydro peuvent être gonflés, advenant l'adoption par le Vermont d'une loi sur la «grande hydraulique». Il s'agirait d'un crédit d'impôt sur l'énergie renouvelable, offert aux entreprises américaines. Le contrat prévoit un «partage équitable» des remboursements avec Hydro-Québec, a expliqué un haut fonctionnaire de la société d'État.
Le premier ministre a convenu qu'il s'agit du renouvellement d'un contrat. Mais «cela ouvre la porte à des ententes qui peuvent se multiplier» dans les autres États du nord-est du continent.
Le premier ministre a insisté sur le fait que le gouverneur Douglas fait campagne auprès des politiciens américains pour que l'hydroélectricité soit reconnue verte, propre et renouvelable. Le principal intéressé a fait remarquer qu'il a porté le message jusqu'au président des États-Unis, Barack Obama. M. Douglas a glissé que ses concitoyens «sont très préoccupés par la qualité de l'air» et la diminution du recours au pétrole, source importante des gaz à effet de serre, a-t-il insisté.
Jean Charest a profité de l'occasion pour réitérer qu'il souhaite voir Hydro augmenter ses ventes aux Américains. Il s'est plu à rappeler que ces exportations accaparent 8 % de la production de la société québécoise, mais ont généré 32 % des bénéfices d'Hydro.












