Vice-président aux ressources humaines, aux communications et à la logistique à l'usine Stadacona de Québec de la société Papiers White Birch, Daniel Boucher se fait rassurant.
Pour éviter la faillite, le papetier s'est placé, le 23 février dernier, sous la protection des tribunaux.
«Que l'on soit sous la protection des tribunaux ou pas, il n'y a pas de différence au niveau des opérations. C'est business as usual. Le carnet de commandes est plein jusqu'à la fin du mois de mars. Et rien ne dit qu'il n'y aura pas de nouvelles commandes pour les autres mois», précise M. Boucher.
Au Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), le représentant national, Daniel Larouche, confirme que «tout est au beau fixe». Il déplore, par ailleurs, que l'employeur tarde à rencontrer les trois syndicats de l'usine. «La direction se dit très préoccupée par la restructuration.»
Daniel Boucher assure que l'entreprise a les reins assez solides «pour se rendre jusqu'à la sortie du processus de restructuration» en cours. Que ça soit concernant les salaires, les vacances et les bénéfices, les 600 travailleurs de l'usine de Stadacona n'ont pas à se faire de soucis, avance M. Boucher. Et les fournisseurs seront payés, ajoute-t-il en soulignant que Papiers White Birch avait
finalement décroché le financement de 140 millions $ que l'entreprise souhaitait obtenir au moment où elle entamait sa restructuration.
Interrogé à savoir combien de temps - trois mois, six mois ou un an - allait durer la traversée du désert de Papiers White Birch, Daniel Boucher a retourné la question au Soleil.
«Votre appréciation est aussi bonne que la mienne. Notre objectif est de sortir de là le plus rapidement possible. Écoutez, ce n'est pas que l'on veut pas répondre à votre question, on ne sait pas le temps que ça prendra.»
Il a également tenu à rappeler que d'autres facteurs - comme le prix du papier ou encore les fluctuations du dollar canadien par rapport à la devise américaine - doivent être pris en compte. «Si le prix du papier venait à chuter dramatiquement, c'est certain que l'argent va sortir plus rapidement.»
Conventions collectives
Bientôt, Papiers White Birch amorcera les négociations avec les syndicats pour le renouvellement des conventions collectives qui sont échues depuis déjà quelques mois. Les parties attendent que l'entente conclue entre AbitibiBowater et ses salariés soit ratifiée. Cette entente sert de modèle dans l'industrie papetière.
«À partir du moment où cette entente sera ratifiée, nous nous préparons à négocier avec nos employés», a indiqué Richard Boucher, qui n'a pas voulu s'avancer sur les objectifs qui guideront la partie patronale à l'occasion des prochaines négociations.
Ayant son siège social situé au Connecticut, Papiers White Birch exploite quatre usines de pâtes et papiers, qui produisent plus de 1,3 million de tonnes de papier journal. Trois d'entre elles sont situées au Québec : Stadacona (Québec), F.F. Soucy (Rivière-du-Loup) et Papier Masson (Gatineau). La compagnie exploite également une scierie à Québec.
En tout, ça représente 1200 emplois au Québec.












