Le budget annuel du transport collectif s'établira à 2 millions $ par an. Il sera financé à 25 % par le coût du passage payé par les usagers, qui se situera entre 2,50 et 3 $. Les autres fonds seront dégagés par un ensemble de ministères et d'organismes ayant avantage à ce que l'initiative fonctionne.
Gilbert Scantland, directeur de la Conférence régionale des élus (CRÉ), organisme pilotant le projet, souligne toutefois que les coûts seront largement contrebalancés par les avantages du transport collectif.
«Le service générera 6,9 millions $ par année de retour économique pour la région [...] Il permettra d'augmenter le nombre de personnes ayant accès au marché du travail. Des travailleurs [déjà actifs] et des étudiants pourront l'utiliser. Le transport collectif représentera aussi un gros avantage pour le maintien à domicile des personnes âgées», explique M. Scantland.
Quinze circuits
Le public pourra miser sur 15 circuits différents, le double si on compte le retour, pour se rendre à destination. Des navettes spéciales pourront être organisées en milieu de journée et les fins de semaine pour combler les heures de disponibilité achetées auprès des transporteurs retenus par la CRÉ.
Environ 700 arrêts ont été choisis pour desservir la population. Une consultation menée à travers la région en 2008 situait la clientèle potentielle à plus de 9000 usagers. «On vise 10 000 membres», note M. Scantland.
Quand le projet a été amorcé en 2006, la CRÉ souhaitait un démarrage à la fin de 2008, mais la recherche de financement et l'établissement de la logistique sur un vaste territoire ont constitué des défis de taille. La CRÉ consacrera 100 000 $ par an au transport collectif.
Plusieurs entreprises s'informent depuis un moment à propos de la façon dont elles seront desservies par le transport collectif. «Le centre d'appels de Caplan [Synergie Contact, Services Québec et la CSST] et LM Glasfiber à Gaspé montrent beaucoup d'intérêt pour le transport de leurs travailleurs», note M. Scantland.
Le projet mené depuis plus de six ans dans la MRC de la Haute-Gaspésie a jeté les bases d'un service panrégional. Environ 3500 usagers différents y prennent l'autobus pour un nombre annuel de 50 000 passages.










