Cap sur les titres boursiers américains

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Comme le potentiel du secteur énergétique américain demeure encore sous-évalué par rapport à son vis-à-vis canadien, le titre de Florida Power Light Group devient attrayant.

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Pierre Couture
Le Soleil

(Québec) La vigueur du dollar canadien ouvre une porte inespérée aux investisseurs désirant acheter des titres boursiers aux États-Unis. Alors, on achète?

«Évidemment», répond le gestionnaire Marc L'Écuyer de la firme Cote 100 qui note de très belles occasions d'affaires dans une perspective d'investissement à long terme.

Chez Placements Eterna, le gestionnaire Jean Duguay pense que les prochaines semaines souriront aux investisseurs canadiens désireux de magasiner des titres américains.

«Avec un huard presqu'au pair, il y a une belle fenêtre d'opportunités pour ceux qui veulent acquérir des titres de grandes capitalisations américaines à un prix très raisonnable», dit-il.

Ce dernier pense notamment aux titres de Cisco (CSCO; NASDAQ) et d'Intel (INTC; NASDAQ) dans le secteur technologique ou encore à celui de Johnson & Johnson (JNJ; NYSE) dans le secteur de la consommation de base. «Le secteur bancaire sera également à surveiller», ajoute le gestionnaire.

Mais attention, assure Marc L'Écuyer. Pas question de se lancer dans l'achat de titres de grandes capitalisations dont le ratio cours-bénéfices est déjà très élevé. Par exemple, il juge le titre du géant de la restauration rapide McDonald's (MCD; NYSE) un peu trop cher par les temps qui courent.

Hier, le titre de McDonald's a terminé la journée à 66,08 $US, en hausse de 15 ¢US. Il y a un mois, le même titre valait 63 $US. L'an dernier, McDonald's a déclaré des profits de 4,11 $US par action tout en offrant un dividende par action de 2,10 $US à ses actionnaires.

Cette performance permet au titre de la société de s'échanger sur les marchés à un multiple de 16 fois les profits de l'entreprise. Un peu trop élevé au goût de Marc L'Écuyer.

Dans le secteur de la restauration rapide, certains analystes croient toutefois que Starbucks pourrait surprendre au cours de la prochaine année.

Selon l'analyste David Palmer de la firme UBS, Starbucks (SBUX; NYSE) verra ses ventes et son bénéfice bondir au cours de la prochaine année. Il fixe un prix-cible de 29 $US sur le titre d'ici un an.

Hier, l'action de Starbucks a terminé la journée à 25,32 $US.

Chez Starbucks, les affaires roulent rondement depuis le grand ménage orchestré l'an dernier (fermeture de 900 points de vente). Au dernier trimestre, les profits de l'entreprise ont triplé pour atteindre 241,5 millions $US.

Les attaques répétées de McDonald's sur Starbucks semblent d'ailleurs avoir moins d'effet que par le passé. McDo avait d'ailleurs coupé les prix sur les cafés lattés et les cappucinos pour concurrencer directement Starbucks.

Or, pour gagner de nouveaux clients, Starbucks vient de se lancer dans le marché du café instantané. Les produits de Starbucks font maintenant concurrence aux marques Maxwell House et Folgers sur les tablettes des épiceries.

Cette reprise solide des affaires pour Starbucks a eu de l'effet sur le titre boursier. Depuis juillet, il a presque doublé sa valeur, passant de 13 $US à près de 25,32 $US (hier). Les analystes de la Deutsche Bank ont même rehaussé leur prix cible sur le titre, le faisant passer à 30 $US d'ici un an.

Le secteur énergétique

Cela dit, Marc L'Écuyer croit que le potentiel du secteur énergétique américain demeure encore sous-évalué par rapport à son vis-à-vis canadien.

Il avoue avoir un faible pour le titre de Florida Power Light Group (FPL;NYSE), un producteur d'é­nergie (solaire, éolien, gaz, nucléaire) de la Floride qui jouit d'une puissance installée de 40 000 mégawatts (MW) avec des revenus annuels de 16 milliards $US. Cette année, Florida Power Light Group offrira un dividende de 2 $US (4 %) par action à ses actionnaires.

La filiale éolienne de FPL, Nextera, a d'ailleurs le vent dans les voiles. Comme le secteur de l'éolien n'est pas réglementé comme les autres filières énergétiques aux États-Unis, Nextera a pris énormément d'expansion ces derniers mois.

Nextera compte des participations dans plus de 60 fermes éoliennes pour une puissance installée de 8500 MW. Hier, le titre de Florida Power Light Group a terminé la journée à 47,90 $US à la Bourse de New York. M. L'Écuyer pense que d'ici un an, le titre de FPL vaudra 55 $US.

 

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