La porte-parole de Davie, Marie-Christine St-Pierre, a confirmé la date de la nouvelle comparution pour prolonger la protection qu'accorde la Loi sur les arrangements avec les créanciers.
L'entreprise appartenant à des intérêts norvégiens fera le point sur ses démarches depuis qu'elle a fermé ses installations, situées à Lévis, le 25 février. Davie perdait plus de 1 million $ par semaine et a alors mis à pied ses 1500 employés syndiqués.
Demain, le contrôleur nommé dans ce dossier, la firme Samson Bélair/Deloitte & Touche, déposera son rapport sur la situation de Davie.
Il est fort peu probable, de l'avis de la porte-parole, que les dirigeants du chantier présentent leur plan de restructuration. Une prolongation de la protection par la loi sera plutôt à l'ordre du jour.
Dans un document déposé par Deloitte, le 24 février, Davie a affiché une perte nette de 62,6 millions $, en 2009. Le constructeur naval doit 57 millions $ à ses quelque 300 créanciers. Seule la société d'État Investissement Québec dispose d'une créance garantie, au montant de 31,5 millions $.
Le rapport du contrôleur rappelle que le bain d'encre rouge est principalement dû à des «prix de vente fixes, des frais de main-d'oeuvre et des coûts des matières premières supérieurs» à ce qui a été anticipé. Deloitte signale aussi que cinq navires sont en chantier. L'un d'entre eux est terminé à 69 %.
La semaine dernière, Davie s'est fait reprocher par le tribunal d'avoir déposé à Montréal sa requête invoquant la protection de la loi. Le juge Martin Castonguay y voyait une forme de déni de justice à l'endroit d'une entreprise qui embauche 1765 personnes sur la Rive-Sud et dont la moitié des créanciers se trouvent dans la grande région de Québec.
















