La récession a renforcé TSO3

Marc Boisjoli en compagnie du pdg Richard Rumble... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Marc Boisjoli en compagnie du pdg Richard Rumble devant le nouveau stérilisateur à l'ozone

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Anne Drolet
Le Soleil

(Québec) La récession n'aura pas épargné TSO3, qui a vu chuter de 41 % les revenus tirés des ventes de ses stérilisateurs à l'ozone en 2009. Mais l'entreprise affirme avoir profité du ralentissement pour perfectionner ses produits et, avec une entente de commercialisation en poche, se dit maintenant «plus forte que jamais».

Au 31 décembre dernier, l'entreprise spécialisée dans la stérilisation d'instruments médicaux a récolté 1,3 millions $ pour la vente de cinq stérilisateurs, en comparaison avec 2,2 millions $ pour 13 unités vendues en 2008.

Malgré cette baisse de revenus, l'entreprise de Québec a tout de même réussi à réduire légèrement sa perte nette, à 9,2 millions $, ou 19 ¢ par action, en resserrant ses dépenses. L'an dernier, la perte s'élevait à 9,6 millions $, soit 20 ¢ par action.

Le président-directeur général de TSO3, Richard Rumble, a fait savoir qu'il y a bien eu une augmentation des demandes de soumission en début d'année 2009, mais que ces dernières n'ont pas mené à des ventes, principalement à cause du contexte économique. «Notre réponse à cette situation a été de réallouer nos ressources vers la recherche et développement afin d'améliorer notre produit, pour être prêts quand l'économie démontrerait des signes de reprise», a noté M. Rumble par voie de commuqué.

Cette stratégie de mettre l'accent sur la mise au point de la nouvelle génération plutôt que sur la commercialisation du modèle précédent a évidemment eu des répercussions sur les revenus de vente, constate en entrevue le vice-président finances, Marc Boisjoli. Mais il voit plus loin que les résultats financiers en baisse. Selon lui, TSO3 a atteint ses objectifs en 2009, soit d'améliorer ses produits et de signer une entente commerciale. Ainsi, il précise que le nouveau stérilisateur est venu pallier des lacunes quant à la compatibilité avec tous les types d'instruments chirurgicaux et à la rapidité du cycle de stérilisation. «On est passé de quatre heures et demie à 46 minutes avec notre nouveau produit», illustre-t-il.

Partenariat avec 3M

Par ailleurs, l'entente avec le géant 3M, signée en décembre, laisse entrevoir la commercialisation mondiale du Optreoz 125-Z. TSO3 a reçu les approbations pour vendre ses produits au Canada et en Europe, et elle attend l'autorisation de la Food and Drug Administration, l'instance de réglementation américaine.

«Notre challenge de 2010, c'est de gérer la croissance», dit M. Boisjoli. Il faut notamment former les représentants de 3M, pour qu'ils connaissent bien les produits qu'ils devront vendre de même qu'organiser la production des stérilisateurs, dont la cadence pourrait augmenter rapidement. Deux analystes interrogés par Le Soleil en décembre estimaient que les ventes de TSO3 devraient exploser d'ici 2011, frôlant les 10 millions $.

TSO3 a aussi fait connaître hier les résultats de son quatrième trimestre.

L'entreprise affiche des revenus de 154 264 $, comparativement à 381 517 $ en 2008. La perte nette a légèrement diminué, de 2,9 millions à 2,7 millions$. Le titre de TSO3 (TSX de croissance : TOS) a terminé la journée à 1,58 $ en hausse de 2 %. À la même date, l'an dernier, l'action se transigeait à 0,42 $.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer