Gaz Métro garde ses projets à distance

Gaz Métro s'attaquera prochainement à un nouveau créneau... (Photothèque Le Soleil)

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Gaz Métro s'attaquera prochainement à un nouveau créneau d'affaires. La firme veut inciter les propriétaires des grands parcs de camions lourds à renouveler leurs véhicules en adoptant des moteurs alimentés au gaz liquide.

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Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Malgré ses résultats financiers positifs et la perspective d'ouvrir un tout nouveau marché pour ses produits, Gaz Métro n'est pas à la veille de fixer une date pour mettre en chantier le projet Rabaska.

C'est ce qu'il faut comprendre des propos tenus hier à Montréal par les dirigeants de l'entreprise, à l'occasion de son assemblée annuelle.

Devant les actionnaires, la présidente et chef de la direction Sophie Brochu n'a réservé qu'un court passage de son allocution à la proposition d'aménager un terminal méthanier à Lévis, sur la Rive-Sud.

Le projet «est toujours actif», a-t-elle indiqué, en rappelant que Gaz Métro est à conclure l'achat des terrains nécessaires. La firme travaille toujours à «sécuriser pour le long terme des approvisionnements en gaz naturel liquéfié du terminal». Pour l'instant, aucune entente formelle n'a été conclue avec un éventuel fournisseur.

La dirigeante a indiqué auparavant qu'une nouvelle technique d'extraction a permis d'augmenter substantiellement les quantités de gaz extraites. Personne dans l'industrie n'avait prévu son apparition, a-t-elle dit. En deux ans, la hausse de production a été de 12 % aux États-Unis, production qui stagnait depuis une décennie.

Mme Brochu a mentionné que ce carburant sera à bas prix, à court et à moyen terme. Elle a évoqué les «efforts au Québec» pour trouver des gisements exploitables. Les recherches se font principalement entre Québec et Montréal, «en plein coeur de notre marché de distribution». Advenant des découvertes, «nous serons bien "positionnés" pour distribuer» cette énergie.

En entrevue au Soleil, le vice-président directeur Pierre Despars a convenu qu'il n'y a toujours pas de date pour lancer le projet. Il a admis que les bas prix et le relèvement de la production sont de nature à ajouter des délais.

Mais il continue d'être optimiste que les infrastructures se construiront, un jour. Un projet de 860 millions $, devant être amorti sur 30 ou 40 ans, ne peut que s'envisager à long terme.

Hier, Sophie Brochu a mis l'accent sur une autre proposition. Gaz Métro s'attaquera prochainement à un nouveau créneau d'affaires. La firme veut inciter les propriétaires des grands parcs de camions lourds à renouveler leurs véhicules en adoptant des moteurs alimentés au gaz liquide.

Réduire la pollution

La technologie est utilisée en Colombie-Britannique. Gaz Métro mise sur les pressions pour réduire la pollution : les moteurs conventionnels émettent 25 % plus de gaz à effet de serre, a précisé la pdg Gaz Métro ne veut pas dévoiler encore les investissements nécessaires. Mais ils seront «relativement marginaux». Ils se limiteront au départ à deux points de service, un à Montréal et un autre à Toronto.

Mme Brochu s'est montrée très satisfaite de la performance de son entreprise. Au sortir d'une «tempête économique mondiale d'une rare intensité», Gaz Métro a affiché des résultats remarquables, selon elle. Pendant que l'indice TSX perdait 12,8 % entre septembre 2008 et mars 2012, l'action de l'entreprise a progressé de 3,17 %.

Selon les données rendues publiques, le bénéfice net pour 2009 a gagné 6,3 millions $, par rapport à l'année précédente, pour atteindre 159,6 millions $. Hier, à la clôture des marchés, le titre de Gaz Métro (TSX : GZM.UN) valait 16,86 $, une hausse de 0,30 $ la part.

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