Des 4500 emplois offerts par les 130 employeurs présents sur le plancher du Centre de foires, tout près de 800 proviennent des établissements publics et privés du réseau de la santé de Québec.
Le Centre hospitalier affilié universitaire du Québec (CHA), qui regroupe les hôpitaux de l'Enfant-Jésus et Saint-Sacrement, recherche 350 nouveaux employés. Formé de L'Hôtel-Dieu de Québec, de l'hôpital Saint-François d'Assise et du CHUL, le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) compte, pour sa part, 286 postes à pourvoir.
De l'avis des dirigeants des ressources humaines, il devient de plus en plus difficile de réussir à trouver tout le personnel nécessaire pour faire fonctionner les établissements 24 heures par jour, 365 jours par année. Évidemment, la situation est bien pire à Montréal, à Laval ou dans la Montérégie. «Par contre, je dois avouer que, depuis trois ou quatre ans, ça commence à se corser», commente Geneviève Dupuis, adjointe à la directrice générale et responsable des communications au CHA.
«C'est vrai, nous recevons moins de CV», précise France Goudreault, directrice des ressources humaines du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de la Vieille-Capitale, une organisation de près 4000 employés comprenant, entre autres, sept CLSC, huit centres d'hébergement et des services de soutien à domicile.
«Des candidats qui venaient des autres régions pour venir travailler à Québec, il y en a de moins en moins», signale Mme Goudreault en soulignant que le CSSS offrait 80 emplois à la Foire de l'emploi.
Départs et congés
Et rien ne laisse entrevoir que la situation s'améliorera dans les prochaines années.
Les établissements sont aux prises avec deux phénomènes importants : les départs à la retraite et les congés de maternité. Ajoutez à cela, la rareté de main-d'oeuvre en général et les pénuries dans certaines catégories d'emploi.
Au CHUQ, troisième plus gros hôpital au Québec avec ses 8666 employés, on a recruté 1100 personnes entre l'automne 2009 et l'automne 2010.
«Ça fait quatre à cinq ans que nous embauchons à ce rythme et je crois que nous allons poursuivre à cette cadence pendant encore quatre à cinq ans», affirme le directeur des ressources humaines et du développement des compétences au CHUQ, Michel Boudreault.
En consultant ses dossiers, il remarque que 111 des 2650 infirmières de l'établissement doivent partir à la retraite cette année. Il constate également que 512 employés sont en congé de maternité, en congé parental ou encore en retrait préventif.
«La majorité des gens que nous avons embauchés au cours des dernières années pour remplacer ceux et celles qui partaient à la retraite sont des jeunes de moins de 25 ans. Est-il nécessaire de rappeler que pas moins de 85 % de nos ressources humaines sont des femmes? Ces jeunes femmes, aujourd'hui, donnent naissance à des enfants et prennent des congés. C'est une bonne chose, et nous favorisons ça, mais ça pose un défi au niveau de la gestion du personnel pour les remplacer dans un contexte de rareté de ressources», explique M. Boudreault.
Même chose
Au CHA, qui compte 5000 employés, la situation est identique. «Pas moins de 20 % de notre personnel féminin est présentement en assurance salaire», mentionne Geneviève Dupuis.
Dans cet établissement, le recrutement roule également à plein régime. Entre le 1er avril 2009 et le 15 mars 2010, 340 nouveaux employés ont été embauchés. «Une centaine d'autres entreront en poste d'ici la fin du mois de mars», signale Mme Dupuis.











