Il suffit de demander aux dirigeants des ressources humaines des établissements du réseau de la santé et des services sociaux de Québec de déterminer les catégories d'emploi pour lesquelles ils éprouvent des misères à trouver des candidats pour qu'ils récitent des litanies.
«Dans un hôpital, on donne des soins. On fait aussi de la cuisine. On fait des réparations. On exécute des projets de construction. On a donc besoin d'infirmières, de plombiers, d'agents administratifs, d'architectes», fait remarquer Michel Boudreault, directeur des ressources humaines et du développement des compétences au CHUQ, un établissement qui compte pas moins de 120 titres d'emploi différents.
De l'avis général, le recrutement des infirmières demeure le plus ardu, et ce, malgré le fait qu'elles sont plus nombreuses que jamais à sortir des maisons d'enseignement.
En effet, selon l'Ordre des infirmières du Québec, le nombre de demandes pour l'obtention d'un premier permis de pratique a varié entre 2500 et 2800 au cours des cinq dernières années alors qu'il n'était que de 1000 en 1999-2000.
«La relève n'est tout simplement pas suffisante. Avec les années, les besoins se sont accrus et les infirmières ont été plus nombreuses à partir à la retraite», constate M. Boudreault en signalant que le recours aux agences privées était moins important qu'à Montréal. Il évalue à moins de 5 % le nombre d'heures qui sont faites au CHUQ par la main-d'oeuvre venant des agences. À Montréal, ce taux dépasse 10 %.
Au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec, l'adjointe à la directrice générale et responsable des communications, Geneviève Dupuis, indique que l'établissement est présentement à la recherche de 300 infirmières.
France Goudreault, directrice des ressources humaines au Centre de santé et des services sociaux de la Vieille-Capitale, fait remarquer que les préposées aux bénéficiaires se faisaient de plus en plus rares. «Il n'y en a plus sur le marché. Nous devons recourir à des agences. Nous devons prendre des gens, les former et ensuite les envoyer au travail.»
Personnel administratif
Selon Mme Goudreault, ce n'est pas une sinécure non plus de trouver du personnel administratif. Le réseau de la santé est en concurrence avec la fonction publique et le secteur privé. Face à une problématique qui ne risque de s'accentuer, les établissements du réseau de la région de Québec se sont regroupés pour lancer une campagne de promotion des carrières dans la santé et les services sociaux auprès des jeunes des écoles secondaires www.sauvedesvies.com.










