Bien peu d'entreprises et d'associations sont intéressés à tenir un congrès au beau milieu des vacances, et bien peu d'hôtels sont prêts à accorder des tarifs réduits aux congressistes, alors qu'ils peuvent louer leurs chambres à fort prix pendant la haute saison. Mais la direction du Centre des congrès entend bien se pencher sur la question. «Est-ce qu'on doit se repositionner pour le milieu de l'été? Sans doute», soutient son président, P.-Michel Bouchard.
Mais devant les inquiétudes exprimées par le milieu touristique pour la saison à venir, il est un peu tard pour agir à court terme. «Si je pèse sur le bouton aujourd'hui, ça ne donnera rien la semaine prochaine», illustre M. Bouchard, précisant que les congrès qui s'y déroulent sont généralement réservés plusieurs années d'avance.
Un comité mixte, où siègent le Centre des congrès, la Ville de Québec, l'Office du tourisme et ExpoCité, a récemment été formé dans le but d'attirer de plus gros rassemblements. «On est en train de faire une démarche [pour attirer un grand congrès, en 2014], il y aurait 5000 à 7000 participants. Les expositions seraient en bas [à ExpoCité], et les espaces de réunion, ici [au Centre des congrès]», dévoile M. Bouchard.
Objectif europe
Par ailleurs, l'organisme mettra plus d'énergie sur l'Europe. Comme les participants viennent de plus loin, ils restent plus longtemps. L'euro est aussi moins dépendant des fluctuations du dollar américain, ce qui constitue un autre argument en faveur de Québec. Le Centre des congrès aimerait aussi développer le marché des congrès jumelés aux vacances.
Si les hôtels s'inquiètent quant au nombre de réservations pour les congrès qui se tiendront dans leurs établissements, généralement des rassemblements de moins de 500 personnes, le Centre des congrès, de son côté, connaît une année satisfaisante. «Soixante-cinq pour cent de mon chiffre d'affaire de l'année prochaine est signé», assure M. Bouchard.









