Vendant déjà ses produits destinés à combattre le vieillissement de la peau au Québec, aux États-Unis, en France, au Japon et à Hong Kong, Immanence Intégrale Dermo Correction - le dernier-né des frères Éric et Luc Dupont - roule déjà sur la voie rapide. Développeur d'ingrédients actifs pour l'industrie des cosmétiques et présent dans une cinquantaine de pays, le Groupe Unipex est également voué à un avenir prometteur.
Pour le directeur du développement des affaires pour le secteur des sciences de la vie chez PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, Jean-Michel Garro, il faut maintenant attacher des wagons à ces deux locomotives régionales.
Voilà pourquoi la vingtaine d'entreprises de la grande région de Québec oeuvrant dans le secteur des cosmétiques ont décidé de se serrer les coudes pour assurer le développement de leur industrie, qui fournit un gagne-pain à 730 personnes dans la capitale et dont le chiffre d'affaires global est évalué à 150 millions $.
Sans tambour ni trompette, ces entreprises sont à créer la Vallée de la cosmétique qui rassemblera l'expertise des uns et des autres pour permettre à cette industrie - dont le marché mondial s'élève à plus de 210 milliards $ - de bénéficier d'une solide poussée de croissance. Jean-Michel Garro explique que la région compte sur des développeurs d'ingrédients actifs, des manufacturiers de produits finis et des équipementiers chevronnés. Par contre, elle a encore des croûtes à manger du côté de la formulation des produits, de l'organisation des tests cliniques et des connaissances fines des affaires réglementaires.
Et pour combler ces lacunes, la région entend aller cogner aux portes à l'échelle internationale pour attirer à Québec des entreprises étrangères qui viendront compléter l'expertise déjà présente.
Cosmoprof 2010
L'exposition Cosmoprof, qui se tiendra du 16 au 19 avril à Bologne, pourrait constituer un terrain de chasse de prédilection pour la région de Québec.
«Nous avons déjà identifié une trentaine d'entreprises à qui nous allons présenter le portfolio de notre industrie», explique M. Garro.
Sans contredit, Cosmoprof est l'un des rassemblements incontournables de l'industrie mondiale des cosmétiques. L'an dernier, plus de 2700 exposants et plus de 150 000 visiteurs en provenance de 60 pays s'y étaient donné rendez-vous.
Traditionnellement reléguées dans le pavillon des États-Unis ou, pire encore, dans un stand minuscule situé près des toilettes, les entreprises canadiennes auront, cette année, leur toit bien à elles.
La mission canadienne est essentiellement québécoise. En effet, 16 des 17 entreprises viennent du Québec. De ce nombre, trois ont pignon sur rue à Québec : Immanence Intégrale Dermo Correction, Dectro International et Officina, une entreprise qui propose une gamme de produits de soins formulés à partir d'huiles essentielles.
«S'il n'y avait qu'un seul salon à faire au cours de l'année, ça serait celui-là», affirme Luc Dupont, président et chef de la direction d'Immanence Intégrale Dermo Correction. La jeune compagnie y dépêchera sept employés dont les agendas sont déjà chargés à bloc. Pas moins de 150 rencontres sont prévues.
«Nous y allons pour rencontrer d'éventuels partenaires commerciaux et pour rencontrer des représentants des grandes chaînes comme Parfumerie Nocibé, Marionnaud, Séphora, Parfumerie Douglas», explique M. Dupont en soulignant qu'Immanence voudrait mettre les pieds dans trois ou quatre nouveaux pays d'ici à la fin de l'année.
Dectro International
Dectro International est un habitué du Cosmoprof. «Ça fait 15 ans que nous y participons», mentionne son président, Clément Beaumont.
Situé dans le Parc technologique du Québec métropolitain, Dectro International est un manufacturier d'équipement d'esthétique. Il conçoit et fabrique des équipements pour l'électrolyse et l'esthétique qui sont vendus à des salons de beauté et à de spas.
Ses produits, on les retrouve dans une trentaine de pays, principalement en Europe mais aussi en Asie.
L'entreprise, dont le chiffre d'affaires tourne aux alentours de 5 à 10 millions $ et qui compte 55 employés, va se pointer à Bologne avec l'idée bien arrêtée d'ouvrir de nouveaux marchés dans un ou deux nouveaux pays.











