Diamants du Nord-du-Québec: la ligne électrique, un enjeu de taille

Louis Tanguay

Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) Un élément essentiel des travaux sera une étude de faisabilité et d'évaluation environnementale distincte pour la connexion du site avec la ligne électrique qui, 150 km plus au nord, relie la Baie James aux centrales d'Hydro-Québec.

Du côté de la SGF, son président-directeur général, Pierre Schedleur, a affirmé que «l'expansion de l'équipe québécoise de gestion du projet et notre investissement dans l'étude de faisabilité et l'évaluation environnementale pour une ligne électrique sont des indications de notre confiance dans le potentiel économique du projet Renard».

L'enjeu de la ligne électrique est de taille, explique Ghislain Poirier, vice-président aux affaires publiques de Stornoway Diamond Mines.

Produire sur place l'électricité nécessaire à la mine dans une usine au diesel pourrait coûter entre trois et quatre fois plus cher que de l'acheter d'Hydro-Québec.

Et il est très difficile de prévoir combien coûtera le carburant au cours des 25 prochaines années, durée prévue de l'extraction. Le coût de l'énergie pourrait influer sur la rentabilité de l'exploitation d'une partie du minerai à plus faible teneur, mais potentiellement économique.

Le programme est déjà amorcé et 13 % de son budget a été dépensé depuis le début de 2010. Si, dans 18 mois, la décision est d'aller de l'avant, la construction de la mine devrait débuter en 2012, pour une mise en production avant la fin de 2013.

C'est un échéancier «ambitieux», selon M. Poirier, mais il se dit confiant du résultat compte tenu de l'expérience de l'équipe d'ingénieurs qui s'attaque au défi.

Il a aussi rappelé que l'implantation éventuelle de la mine reste tributaire du prolongement de la route 167 au nord du lac Mistassini. Le tronçon à compléter est de 260 km, une distance comparable à celle séparant Québec de Montréal. Le travail se poursuit, selon le porte-parole de Stornoway, en étroite collaboration avec le ministère des Transports du Québec, qui devrait avoir en main son étude de faisabilité à la fin du mois d'août. Le plan B nécessiterait l'utilisation d'une route d'hiver vers le nord, en direction de la route d'accès aux chantiers hydroélectriques.

Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de Stornoway s'échangeait à 0,58 $, en hausse d'un cent sur le cours de fermeture de la veille.


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