L'Union des producteurs agricoles (UPA) critiquait vertement le gouvernement libéral et son ministre Laurent Lessard depuis des mois, les accusant de saper les trois «piliers» de l'agriculture, soit l'assurance stabilisation des revenus agricoles, la mise en marché collective et la loi sur la protection du territoire agricole. Le syndicat des agriculteurs est d'ailleurs en mode mobilisation depuis le mois de mai.
Une vaste campagne d'affichage et de publicité ainsi que des visites de bureaux de députés ont déjà été organisées et de nouveaux moyens de pression étaient annoncés pour l'automne.
Pour Louis Arseneau, président de l'Association des fromagers artisans du Québec (AFAQ), qui demande compensation pour les petites entreprises affectées par la crise de la listériose, la nouvelle est accueillie avec prudence.
«Ce n'est jamais souhaitable parce qu'on va avoir à retravailler le dossier et faire des représentations (auprès de M. Béchard). Mais en même temps, c'était tellement une fin de non recevoir (avec M. Lessard) que ce n'est peut-être pas une mauvaise chose non plus», a-t-il commenté mardi matin.
Réaction de l'UPA
Par voie de communiqué, l'UPA a déclaré ne pas vouloir pas personnaliser le débat.
«La mobilisation actuelle n'est pas en réaction à un individu. Elle est fondée sur une réelle inquiétude, chez les agriculteurs, quant à l'avenir des piliers de l'agriculture, peut-on lire.
« En ce sens, l'UPA prend acte de la nomination de M. Béchard à titre de ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. (...) Cela ne changera toutefois pas le plan de match, qui est de défendre les piliers de l'agriculture québécoise», réitère-t-on.












