«L'agriculture a toujours été une bouée de sauvetage dans les périodes de difficultés économiques», commente Romain Martineau, responsable régional des services aux entreprises à la direction régionale de la Chaudière-Appalaches d'Emploi-Québec.
Sans travail, les travailleurs licenciés par le secteur manufacturier se tournent souvent vers les fermes et les usines de transformation. Sauf, insiste M. Martineau, qu'il est maintenant révolu, le temps où l'on pouvait mettre les pieds dans une entreprise agricole pour occuper un emploi de qualité sans posséder une formation adéquate.
Recrutement
«En raison de tous les efforts de modernisation des équipements entrepris par les producteurs agricoles et par les usines de transformation, l'accent est mis sur le recrutement de travailleurs qualifiés», souligne Gérard Hamel, conseiller aux entreprises du secteur agricole.
S'il était difficile, il y a quelques années encore, d'attirer suffisamment de candidats pour «partir» des groupes dans les écoles de formation, ce n'est plus le cas aujourd'hui, notamment du côté des productions laitière et porcine. «Dans la Beauce, nous réussissons même à attirer des clientèles d'immigrants vers ses programmes de formation», informe M. Hamel.










