L'UPA renonce aux terres de  la ferme SMA

La Ville de Québec a déposé une demande... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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La Ville de Québec a déposé une demande d'exclusion de la zone agricole pour 21 hectares situés en bordure du boulevard D'Estimauville, acquis au coût de 5,4 millions $. Dans un avis préliminaire, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) s'est dite favorable.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Malgré les récents efforts pour éviter l'urbanisation des terres de l'ancienne ferme SMA, l'Union des producteurs agricoles (UPA) persiste et signe: personne n'est désireux de faire de l'agriculture en pleine ville.

«Vingt hectares, c'est un beau carré. Le problème, c'est son emplacement», résume Alain Juneau, président du syndicat de base

Québec?Jacques-Cartier de l'UPA. «On est en ville: en ville, il y a des maisons tout le tour.»

La Ville de Québec a déposé une demande d'exclusion de la zone agricole pour 21 hectares situés en bordure du boulevard D'Estimauville, acquis au coût de 5,4 millions $. Dans un avis préliminaire, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) s'est dite favorable.

M. Juneau préfère de loin «qu'on développe ça [les terrains près de Robert-Giffard] que des terres dans le coin de l'aéroport», où il se fait davantage d'agriculture.

Initialement située en périphérie de la ville, la ferme SMA opérait en plein quartier résidentiel avant sa fermeture, en 2007. Une réalité qui interdit littéralement l'utilisation de fertilisants naturels, comme du fumier, car les citadins ne supportent pas les odeurs. Pour l'agriculteur, cela veut aussi dire des véhicules récréatifs dans les champs, des promeneurs avec leur chien dans les espaces boisés ou à proximité du bétail. Et l'impossibilité de prendre de l'expansion.

Devant le peu d'attrait des terrains et les demandes pressantes de la Ville de Québec, qui veut y aménager un nouveau parc technologique, l'UPA de la région de Québec a donc convenu de ne pas protester devant la CPTAQ. «Par contre, pour toute autre demande d'expansion de la zone blanche, on va s'opposer, à moins que la Ville de Québec nous dépose un plan d'ensemble de ses demandes futures», précise Alain Juneau. Et il inclut là-dedans les quelque 200 autres hectares de la ferme SMA situés au nord de l'autoroute de la Capitale.

Les opposants au dézonage, rassemblés autour des AmiEs de la Terre de Québec, ont joint l'UPA pour lui demander de défendre

les dernières terres agricoles du centre-ville. «Ils ont le droit de faire ça, on est dans un pays libre, mais nous, on le regarde plus globalement», indique M. Juneau, qui juge peu réaliste l'idée d'aménager des jardins communautaires sur une vingtaine d'hectares.

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