C'est le porte-parole de la FPLQ, François Dumontier, qui a annoncé la nouvelle, aussitôt confirmée par la directrice générale de l'organisme de certification Québec Vrai. «On a obtenu l'ensemble des réponses. [...] Les normes vont être respectées pour qu'on puisse maintenir la certification», a simplement indiqué Julie Bergeron.
Cela faisait des mois que Québec Vrai doutait du respect de «l'intégrité» du lait biologique produit au Québec et menaçait de lui retirer l'appellation tant convoitée. C'est l'étape du transport entre la ferme et l'usine, gérée par la FPLQ, qui posait problème. Le certificateur jugeait les procédures de nettoyage et de rinçage des citernes - qui recueillent tour à tour le lait conventionnel et le bio - difficilement contrôlables.
Après s'être défendue de tourner les coins ronds, la Fédération a accepté de resserrer ses pratiques. Ainsi, les transporteurs devront maintenant tenir un registre des opérations de lavage des citernes entre les livraisons, une tâche qui incombait aux transformateurs laitiers jusqu'à maintenant. Ces documents pourront être consultés sur demande par Québec Vrai.
Garanties satisfaisantes
Il y a deux semaines, sa directrice générale révélait au Soleil qu'elle avait référé le dossier du lait bio au comité d'interprétation des normes biologiques de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Alors que le Québec défend jalousement son autonomie en matière de réglementation bio, cet appel avait causé la surprise. Mme Bergeron admet n'avoir toujours pas reçu de nouvelles du fédéral, mais se dit néanmoins satisfaite des nouvelles garanties offertes par la filière du lait.
Le lait est un produit phare du secteur biologique au Québec. Exactement 105 producteurs et 19 transformateurs sont accrédités, en plus de la FPLQ qui supervise les opérations de transport. En forte croissance depuis plus de cinq ans, l'industrie locale approvisionne environ 50 % du marché canadien.

























