Les bontés de Dame Nature ont permis d'amorcer la saison plus tôt cette année, si bien que les utilisateurs de cette maison pour itinérants mangent déjà des radis et de la laitue en abondance.
Ce projet, lancé l'an dernier avec la collaboration des Urbainculteurs, un organisme sans but lucratif faisant la promotion du jardinage et de l'agriculture urbaine, permettra de fournir cet été plus de deux tonnes de légumes frais et des fines herbes aux cuisines, en plus de contribuer à la réinsertion sociale des hommes et des femmes qui fréquentent l'organisme.
Jamais, a souligné la directrice générale Chantale Dugas, un projet de Lauberivière n'avait reçu un accueil aussi élogieux dans la population. Il permet à son tour de faire connaître les services, qui vont beaucoup plus loin que la soupe populaire et l'hébergement.
La population est d'ailleurs invitée à un après-midi portes ouvertes samedi.
La survie du projet a été assurée grâce à un don de 65 000 $ sur trois ans de la Fondation GDG, qui a permis d'acquérir les infrastructures.
Un véritable projet social
Vendredi, des enfants d'une école de Limoilou sont allés faire des plantations. Un peu plus tard, les aînés de Laubevière prenaient le relais. Plus qu'une simple façon d'accroître l'apport en nourriture, c'est un véritable projet social qui a vu le jour sur les toits.
L'objectif est maintenant d'augmenter le nombre de bacs à 1000. Il en coûte 75 $ pour en commanditer un et voir son nom ou son logo affiché. Vendus par les Urbainculteurs, ces bacs sont conçus et fabriqués au Québec.
L'initiative a par ailleurs fait des petits: au moins deux résidences pour personnes âgées, les terrasses des résidences de l'Université Laval et même le toit de la caisse populaire du centre-ville auront leur propre jardin cet été.











