Des producteurs agricoles de la grande région de Québec animeront le marché de la place Royale, grande vitrine pour les aliments locaux. Dix-huit kiosques seront aménagés. Fromages, fruits et légumes frais, viandes et produits transformés s'y côtoieront. «Notre objectif, c'est vraiment d'amener le coeur de la ruralité au coeur de la ville, de recréer contact avec nos consommateurs et de les sensibiliser à l'importance de demander les produits du Québec quand ils vont faire leur épicerie», explique Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération de l'UPA Rive-Nord.
La branche régionale du grand syndicat agricole avait pris «une année de relâche», selon les dires de sa présidente, après une présentation 2008 complètement gâchée par la pluie. «Ce fut une année épouvantable et c'est là que tu vois toute la fragilité d'une organisation», rappelle l'agricultrice. Maintenant que l'équipe du Carnaval de Québec préside aux destinées de l'événement estival, elle se sent rassurée.
Aucun des partenaires ne veut dévoiler le montant de la commandite de l'UPA, mais elle se compte «en dollars, en bouffe et en huile de bras, qui a une très grande valeur», précise Mme Gagnon. Le syndicat devient d'ailleurs le deuxième commanditaire majeur des Fêtes de la Nouvelle-France, après la SAQ qui donne son nom à l'événement. L'expression «en collaboration avec l'UPA» sera d'ailleurs ajoutée sur le matériel promotionnel. «C'est un positionnement prépondérant dans l'organisation et aussi ils nous aident beaucoup en termes de produits et services», confirme Jean Pelletier, directeur général du Carnaval et des Fêtes.
Avec cette participation, le budget 2010 est bouclé, précise ce dernier. En 2009, Industrie Canada y était allé d'une subvention «d'urgence» de 490 000 $ à quelques jours du début du festival. Il n'était toutefois pas question de recommencer cette année. Développement économique Canada a été appelé en renfort. Si des sommes sont débloquées, elles permettront de bonifier la programmation.










