Essai et intégration des véhicules électriques: St-Jérôme, une pionnière

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Essai et intégration des véhicules électriques: St-Jérôme, une pionnière

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Les employés des services de l'environnement et de l'informatique de la Ville de Saint-Jérôme roulent avec des fourgonnettes cargo Citroën Berlingo.

Ville de Saint-Jérôme

Paul-Robert Raymond
Le Soleil

(Québec) Saint-Jérôme, située entre Montréal et Tremblant, constitue un laboratoire à ciel ouvert de 100 km2 pour les véhicules électriques. C'est dans cette ville de près de 65 000 habitants qu'ont été testés au Québec plusieurs modèles de voitures électriques, tant européens que nord-américains.

Ce statut de pôle de haute technologie est reconnu au sein de l'industrie et Québec a reconnu la région des Laurentides en tant que «créneau d'excellence pour le transport terrestre avancé», a expliqué au Soleil Louis Parent, directeur des

communications à la Ville de Saint-Jérôme. L'aventure électrique commence en 1996 avec la signature d'une entente de partenariat avec la Ville de La Rochelle, en France, afin de faire la promotion des véhicules électriques.

Par ailleurs, «le maire Marc Gascon a été le premier maire en Amérique du Nord à rouler en véhicule tout-électrique, avec une Citroën AX prêtée par la ville de La Rochelle», selon M. Parent. Dans cette ville, un règlement permet depuis 2004 aux véhicules électriques et hybrides de se stationner gratuitement.

Toujours en 1996, le Centre d'expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ) voit le jour. Cet organisme, qui a par ailleurs changé de nom récemment, a été au coeur de plusieurs initiatives et événements faisant la promotion des véhicules électriques. Cela inclut, entre autres, la création de l'Institut du transport avancé du Québec (ITAQ), au Cégep de Saint-Jérôme. Cet institut a d'ailleurs conçu pour le compte de Feel Good Cars (maintenant Zenn Motors) le véhicule à basse vitesse (VBV) Zenn. L'usine d'assemblage des Zenn a été par la suite installée à Saint-Jérôme.

«Le fait que Zenn soit à Saint-Jérôme, ça n'a surpris personne», affirme Pierre Lavallée, ex-directeur général du CEVEQ, maintenant directeur principal aux projets spéciaux et au développement international du nouveau Centre national du transport avancé (CNTA).

Depuis, les véhicules électriques et hybrides comptent pour 20 unités dans la totalité du parc de 60 véhicules de la Ville de Saint-Jérôme. Cela va du simple vélo électrique jusqu'à des voitures électriques françaises (Citroën Saxo, Peugeot 106, Citroën Berlingo), en passant par des Segway, des VBV GEM et une surfaceuse à glace électrique.

«Les agents de stationnement utilisent des Saxo, alors que les employés des services de l'environnement et de l'informatique roulent en Berlingo (une fourgonnette cargo), explique M. Parent. Nous utilisons des VBV dans les parcs dont deux GEM. Nous avons aussi passé une commande auprès de Zenn pour acheter deux véhicules. Quant aux Segway, ce sont les policiers qui les utilisent lors de rassemblements ou d'activités publiques.»

Parmi les premiers véhicules essayés par la Ville de Saint-Jérôme, il y a eu des camionnettes Volta, achetées d'Électricité de France (EDF). «Il n'y avait pas de chaufferette dans ces véhicules, ajoute M. Lavallée. On gelait là-dedans.»

«Il fallait être un converti pour rouler avec ça l'hiver, renchérit M. Parent. Mais il y en avait...»

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