Parmi ces véhicules électriques, deux sont considérés comme des véhicules à basse vitesse (VBV). Mais ils ont le mérite de pouvoir maintenant rouler sur la route, sous certaines restrictions.
Pour les autres, il s'agit de véhicules pouvant rouler sur les routes comme tout autre véhicule à essence.
La Tata Indica EV avec le moteur de TM4
Ce n'est pas la Nano, présentée l'an dernier avec fracas. Il s'agit plutôt d'une Indica Vista, une sous-compacte de taille égale à une Suzuki Swift, convertie à l'électricité avec la collaboration de TM4, la filiale d'Hydro-Québec.
Cette conversion a été faite pour le compte de Miljø Innovasjon, une entreprise norvégienne du groupe indien Tata Motors, pour un programme de démonstration à grande échelle. TM4 fournira 110 exemplaires de son système Møtive pour convertir à l'électricité autant de sous-compactes Indica Vista qui deviendront des Indica EV.
La puissance du moteur est de 37 kW en continu (équivalent à 49,6 chevaux) ou de 60 kW en pointe (80,4 chevaux) et un couple de 540 Nm (équivalent à 398,28 li-pi) en continu ou de 1413 Nm (1042 li-pi) en pointe. En guise de «comparaison» avec un moteur à combustion, une sous-compacte similaire a un couple d'un peu plus de 100 li-pi.
Cette démonstration à grande échelle permettra de mettre à l'épreuve le système Møtive dans un environnement pratiquement semblable à celui du Québec. «Il y a des retombées directes en termes de mesures pour voir comment nos moteurs réagissent en conditions réelles», explique Renaud Cloutier, vice-président au développement des affaires chez TM4. «C'est pas sur un banc de test... (Ce sont) des gens qui sont dans la neige six mois par année.»
La Mazda3 de Véhicules électriques du Québec
Il s'agit d'une Mazda3, comme on peut voir tous les jours sur nos routes, mais convertie à l'électricité par Véhicules électriques du Québec (VEQ). La version présentée a une autonomie de
100 kilomètres, ce qui représente plus que les déplacements quotidiens de la majorité des automobilistes. L'énergie de la voiture est fournie par des batteries au plomb qui alimentent un moteur de 72 kW (l'équivalent de 96 chevaux), selon les dires de Loïc Daigneault, président de VEQ. Cependant, un «problème de poids» incite VEQ à offrir une version à autonomie réduite. La firme est en attente d'homologation par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
«Le 23 janvier dernier, nous avons fait parvenir à la SAAQ un rapport d'analyse du déploiement du coussin gonflable en cas d'impact. Les démarches se poursuivent dans ce dossier. Nous sommes persuadés que le véhicule est sécuritaire et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le véhicule vous soit rendu disponible le plus rapidement possible», peut-on lire dans un bulletin de VEQ.
Présentement, VEQ prépare une version de sa Mazda3 avec des batteries au lithium, plus légères (mais un peu plus chères) pouvant donner une autonomie allant jusqu'à 250 km. Aussi dans les cartons de VEQ : une camionnette électrique.
Nemo
Ce curieux petit véhicule utilitaire, le Nemo Must HD2, est conçu et fabriqué au Québec. Selon son constructeur, il «dispose d'un petit rayon de braquage lui permettant d'être utilisé dans les endroits exigus et sa robustesse l'autorise à transporter plus de 1000 livres de charge utile».
Le Must HD2 a une vitesse maximale de 40 km/h, ce qui en fait un VBV et a une autonomie de 115 km. Il est certain qu'il ne s'agit pas d'un véhicule pour tous. Mais plutôt d'un véhicule de niche pouvant servir à des municipalités, à des entreprises ayant une grande superficie de terrain ou à des aéroports.
Zenn
Depuis la fin de l'année 2008, il est possible de se procurer une Zenn, cependant il était impossible de l'immatriculer. Cela est réglé, car depuis le 18 décembre 2008, l'entente de projet pilote a été finalisée avec la SAAQ. Comme le Nemo, sa vitesse est limitée à 40 km/h et est considéré comme un VBV. Son autonomie se situe entre 50 et 80 kilomètres. Un véhicule idéal pour une personne vivant en banlieue ou dans une petite communauté et qui roule toujours dans des routes dont la limite de vitesse est de 50 km/h. Cette voiture électrique avait remporté le premier prix dans la catégorie Véhicule urbain du Challenge Bibendum, à Paris, en 2006.











