Depuis quelques années, certaines entreprises importent des Nissan Skyline pour les mordus du tuning. Le concessionnaire Lévis Suzuki importe depuis quelque temps ces petits camions propulsés par des moteurs de VTT. Le directeur général de la concession, Ghislain Pelletier, affirme d'abord que ces véhicules de cette nature doivent être âgés de plus de 15 ans afin d'être importés ici.«J'en ai vendu un à un monsieur qui gratte toutes les patinoires de Lévis. Il a sept ou huit patinoires à faire. Avant, il les faisait avec un petit tracteur à gazon et une souffleuse, maintenant il les fait avec ça», explique M. Pelletier.
Ces kei trucks sont vendus entre 9000 $ et 10 000 $, prêts à être immatriculés, avec la vignette de conformité de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) apposée. Des roues en magnésium et des pneus de 14 pouces sont installés, car les camions arrivent ici avec des roues de 12 pouces.
«On les réserve. J'ai quelqu'un qui va les acheter au Japon pour nous autres. On les fait venir ici (dans des conteneurs), on les fait inspecter à la SAAQ et on les met prêts (à rouler)», ajoute le directeur général, en disant qu'au Japon, ces véhicules doivent être inspectés tous les deux ans.
Le Soleil a eu la chance d'essayer le Suzuki Carry 660 exposé au Centre de foires. Arrivé dans la cour de Lévis Suzuki, on aperçoit que trois de ces véhicules sont en vente - deux microcamions Carry et une microfourgonnette Every 1993 à quatre places.
M. Pelletier soutenait au Soleil que la vitesse maximale du Carry 660 se situait entre 90 et 100 km/h. On a pu pousser la «bête» à au plus 85 km/h sur l'autoroute 20. Au moins, on dépassait la vitesse minimale de 60 km/h. Le moteur de 660 cc suffit à propulser le petit véhicule assez pour suivre le trafic.
On peut changer de deux à quatre roues motrices. La transmission du Carry 660 essayé avait cinq rapports plus un très bas rapport (extra low).
Économes
Évidemment, il ne faut pas s'attendre à un habitacle insonorisé et à la douceur de roulement d'un camion léger comme un Ford Ranger. Cependant, ceux qui sont tentés par de tels véhicules seront heureux d'apprendre qu'ils sont plus frugaux que les camions légers.
M. Pelletier affirme qu'ils «peuvent faire 50 milles au gallon (ou 5,6 l/100 km)». Différentes annonces sur Internet de camions semblables corroborent les dires du directeur général de Lévis Suzuki. Le Soleil en a vu une qui affichait jusqu'à 55 milles au gallon.
L'appréhension la plus grande était la conduite à droite. On peut affirmer qu'on s'adapte assez rapidement quoique tout se trouve inversé, sauf pour les pédales d'embrayage, de frein et d'accélération. Même le bouton de volume de la radio (AM seulement) et des essuie-glace sont inversés.










