Mardi, avant le début de la commission parlementaire sur Hydro, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, s'est offert une courte balade dans un Ford Escape hybride. Le prototype est mû par une batterie composée d'un matériau dont les droits appartiennent à la société d'État.
Véhicule urbain
L'engin a une autonomie de fonctionnement de 50 kilomètres, ce qui en fait un véhicule urbain. Il faut six heures pour recharger les batteries. C'est au chapitre du prix que la technologie pèse le plus. La série de batteries alimentant la Ford Escape coûte 10 000 $.
Le pdg d'Hydro, Thierry Vandal, a évoqué les promesses d'avenir du véhicule, outre l'élimination des gaz à effet de serre par l'emploi de l'électricité. La technologie se servant du matériau (un composite de lithium et de phosphate de fer) se développera rapidement au cours des prochaines années, a-t-il prédit. La batterie pourra être rechargée sans problème 8000 fois, a-t-il mentionné.
La technologie
Les dirigeants d'Hydro se font vagues au sujet de la mise en marché de la technologie. Ford, comme les autres grands fabricants, estiment pouvoir offrir une automobile électrique à partir de 2011. Il n'est pas dit que la propulsion sera assurée par Hydro.
Un véhicule utilisant ce qu'a mis au point Hydro est bel et bien en vente, a indiqué Élie Saheb, vice-président à la technologie. Il est assemblé par la compagnie Phisiang, à Taïwan, où est justement fabriquée la batterie.
Pour rouler hydro-québécois en Amérique du Nord, a répondu M. Saheb, tout dépendra du moment où une entreprise voudra importer le produit ici.
Hydro-Québec a mis beaucoup d'efforts dans les années 1990 sur le concept de moteur-roue. L'expérimentation s'est arrêtée à l'étape du prototype.
Cette fois, a avancé Élie Saheb, «nous nous approchons» de l'objectif. «Personne n'y croyait avant. Maintenant que les fabricants commencent à y croire, nous avons bon espoir.»











