Il n'en est rien. C'est possible d'accélérer «normalement» tout en obtenant une consommation de carburant optimale. Le secret réside dans le dosage de la force à laquelle on appuie sur l'accélérateur. Évidemment, ce qui suit s'applique aux modèles hybrides offerts par Toyota (Prius, Camry ou Highlander) ou Ford (Fusion ou Escape) ou ceux offerts par Honda (Civic hybride ou Insight). Dans les modèles Toyota, le moteur électrique peut animer les roues directement. Dans ceux de Honda, il assiste le moteur à essence.
Il suffit tout simplement de faire une bonne accélération (mais pas trop, tout de même) avec le moteur à essence, jusqu'à la vitesse voulue, à 50 km/h par exemple. «À ce moment, on donne un petit coup sur la pédale de freinage et on entre en mode électrique», conseille Daniel Breton, chroniqueur spécialisé en véhicules verts et propriétaire d'une des premières voitures hybrides offertes sur le marché, une Honda Insight 1999.
En procédant ainsi - donner un petit coup sur le frein ou lâcher brièvement l'accélérateur -, on commande au moteur électrique de prendre le relais à une vitesse normale de circulation urbaine et il la tient assez longtemps. Cela a été découvert accidentellement lors de l'essai de la Toyota Camry hybride et cela a très bien fonctionné avec la Prius.
Il est inutile d'essayer d'accélérer en mode électrique jusqu'à 40 km/h. La batterie se vide trop rapidement et le moteur à essence entre en action presque immédiatement. En utilisant la technique énumérée plus haut, il a été possible de rouler jusqu'à 55 km/h en mode électrique, voire 70 km/h. Mais à cette vitesse, la batterie se décharge rapidement.
Finalement, pour ceux qui croient que les «verts» seraient des tortues, Daniel Breton, dans sa Insight, a été difficile à suivre sur la rue Viger à Montréal, avant d'arriver au Salon de l'auto, le 14 janvier. «Tu as vu comment je me faufilais dans le trafic?» demande-t-il.











