Près de 60 000 personnes sont passées de mardi à hier au Centre de foires d'ExpoCité pour apprécier les 250 véhicules présentés lors de ce 29e Salon. Bernard Ferland, directeur général de la Corporation des concessionnaires d'automobiles de la régionale de Québec (CCARQ) et grand patron de cette activité annuelle, était plus que satisfait du bilan enregistré. «C'est en moyenne quelque 1000 visiteurs supplémentaires par jour que nous avons accueillis. Vendredi a été une journée exceptionnelle avec une augmentation de 25 % sur 2009.»
L'an passé, c'était la première fois que le Salon s'étalait sur six jours plutôt que sept. Il y a eu une baisse de l'achalandage attribuée à ce choix logistique, mais aussi à la crise économique qui sévissait. Au total, seulement 53 000 personnes avaient franchi les tourniquets et Ford s'était désisté à exposer des modèles. Le résultat de 2010 est donc d'autant plus encourageant que le chiffre des entrées égale ceux obtenus lorsque le Salon était ouvert sept jours.
Parlant d'avenir, M. Ferland voit grand pour les prochaines présentations. «On regarde actuellement pour prolonger le Salon sur deux fins de semaine», indique-t-il au Soleil. Ainsi, l'exposition pourrait se dérouler du vendredi au samedi de la semaine suivante.
Pour ses autres projets, le dg compte beaucoup sur l'agrandissement du Centre de foires. Il garde espoir que les 100 000 pieds carrés qui doivent s'ajouter aux 125 000 disponibles seront accessibles dès l'an prochain.
Si tel était le cas, il souhaiterait pouvoir «faire vivre une expérience, une sensation de dynamisme entre les visiteurs et le salon et pas simplement regarder un véhicule». Parmi les idées énoncées, il pourrait y avoir une section sur la recherche et le développement, des essais routiers, un simulateur de collision, la présentation d'événements comme une nuit de la pub (sur l'automobile) et même la présence de groupes musicaux. «Ça serait un événement dans l'événement», envisage M. Ferland.
Même si, d'après lui, le Salon de l'auto de Québec est l'un des plus populaires au pays, avec un taux de pénétration dans la population environnante de 10 % à 12 %, il veut attirer encore plus de gens. Pour y arriver, un sondage a été réalisé auprès de la clientèle pour mieux connaître ses habitudes de visite. «Si les gens se rendent en famille et couchent à Québec, on pourrait organiser des forfaits. Et si certains le visitent plus d'une fois dans la semaine, on pourra peut-être fixer un coût d'admission plus avantageux pour ceux qui viennent nous voir deux ou trois fois», conclut-il.












