Le Soleil l'a constaté après un bref essai du simulateur de conduite, qui était au kiosque de l'Agence de l'efficacité énergétique (AEE), lors du récent Salon de l'auto de Québec. Le simulateur avait pour but de faire exercer les visiteurs sur un parcours d'environ 2,5 kilomètres, comportant des limites de vitesse situées entre 30 et 70 km/h.
Selon les préposés au kiosque, le secret, c'est d'être à l'écoute des révolutions du moteur ou d'observer le compte-tours et sa vitesse. Si on veut tirer le maximum de son réservoir de carburant en conduite urbaine.
Le simulateur était doté d'une boîte de transmission automatique à quatre rapports - tout de même une «ancienne» technologie. Selon Daniel Fortier du CAA-Québec, présent au kiosque, les changements de rapports se faisaient à 30, à 50 et à 83 km/h.
Dans cet exercice, il s'agissait d'atteindre la vitesse de 52 km/h, assez pour que le second changement de rapport se fasse, et ensuite adapter sa vitesse et la distance de suivi avec le camion devant nous. Après cela, on arrivait dans un quartier résidentiel avec quelques contournements d'obstacles.
«Il faut être au meilleur rapport pour le besoin», explique M. Fortier. «Depuis que nous avons commencé le projet-pilote, nous avons constaté qu'il n'y a pas de différence entre les accélérations franches ou pépères. L'important, c'est qu'il faut arriver aux changements de rapports le plus tôt possible.»
Ensuite, le verdict : une consommation moyenne de 7,8 l/100 km, alors que le meilleur de la journée en avait fait 7,6. Pas si pire, considérant que Le Soleil a été témoin d'un participant qui a réalisé une moyenne de 10,2 l/100 km. Toutes les moyennes réalisées durant le Salon de l'auto ont été compilées par l'AEE.
Projet-pilote
Ce simulateur de conduite, conçu par la firme Virage Simulation, reproduit avec fidélité les vibrations, les sons d'une voiture. Il est utilisé dans le contexte d'un projet-pilote de formation en entreprise sur la conduite écoénergétique d'une durée de six heures. Les candidats suivant cette formation sont testés six semaines avant, tout de suite après et entre quatre à neuf mois après. Question d'évaluer si la matière a été retenue.
Un outil Web pour comparer la consommation
L'Agence de l'efficacité énergétique (AEE) a profité de la tenue du Salon de l'auto de Québec pour lancer un outil accessible sur Internet, Osez un véhicule plus écoénergétique (www.aee.gouv. qc.ca).
Il permet de comparer entre différents véhicules, d'une même ou de plusieurs catégories, la consommation annuelle de carburant, les émissions de GES et les cotes de consommation, fournies par Ressources naturelles Canada. «Tout commence par la sensibilisation du consommateur», affirme Luce Asselin, pdg de l'AEE.
«Au Québec, il y a 400 000 véhicules grosso modo qui arrivent sur le marché [annuellement]. Un litre de moins de consommation sur ces 400 000 véhicules, c'est exactement vite fait 60 millions de litres économisés [sur une distance parcourue annuellement de 15 000 km].»











