Pour souligner la Journée internationale sans achats, des membres du regroupement ont distribué hier au centre-ville de Québec une liste de présents qui ne coûtent rien, ou presque.
Celle-ci propose, entre autres, des «cadeaux de temps», comme un repas aux chandelles et un massage. Ou encore des «cadeaux d'expérience», par exemple en transmettant ses connaissances en cuisine, en menuiserie ou en musique.
«Notre idée, c'est de diminuer la surconsommation», explique le président du Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ), Pascal Grenier. «Je regarde les gens, et ils disent : ?On a de l'ouvrage.? Oui, on a de l'ouvrage, mais il faut commencer quelque part.» Selon lui, les cadeaux peuvent constituer un bon point de départ.
Le GSVQ encourage aussi à offrir des «cadeaux budget zéro», comme des objets personnels ou des livres déjà lus. Sans oublier les cadeaux faits à la main, par exemple des calendriers familiaux, des enregistrements audio ou vidéo ou des recueils de recettes.
La coordonnatrice du GSVQ, Monique Côté, souligne que ces présents plus personnels sont davantage appréciés par ceux qui les reçoivent. Et ils permettent de freiner le cycle de la consommation.
«Les producteurs de bébelles créent des besoins continuellement et obligent les gens (...) à consommer, dit-elle. Maintenant, si tu as un lecteur de cassettes VHS et que tu vas dans un club vidéo, tu trouves juste des DVD. Donc, l'appareil que tu as à la maison, il n'est plus bon. Il y a une pression énorme, autant sur le (portefeuille du) citoyen que sur l'environnement.»










