«J'ai perdu 32 lb en moins de deux mois avec deux super-produits!» prétend la blonde Diane Martin dans une publicité présente sur plusieurs sites, dont Facebook. Grâce à un «supplément de baie d'açaï et un autre supplément pour nettoyer le colon», cette mère de deux enfants aurait éliminé en quelques semaines son surplus de poids.
Évidemment, ce témoignage s'accompagne d'une offre «sans risÂque» pour l'essai d'un échantillon gratuit du produit miracle. Et c'est là que les choses se gâtent.
En passant la commande de l'échantillon gratuit, le consommateur s'engage à acheter une certaine quantité du produit. Si le client n'annule pas cette commande dans un délai très court, on lui facture sur sa carte de crédit des envois mensuels du produit, et ce, jusqu'à ce qu'il fasse les démarches d'annulation.
«On lui charge une centaine de dollars par mois pendant une durée indéterminée», explique Jean Jacques Préaux, de l'OPC. «Cette information est mal mentionnée dans l'offre de l'échantillon gratuit. Pourtant, la loi stipule que toute information relative à un contrat doit être donnée facilement au client. Et quand je dis facilement, c'est que l'information doit être donnée sur un plateau d'argent, pas après trois ou quatre clics.»
En fait, sur le site www.absoluteacaiberry.com, où l'on peut commander l'échantillon gratuit, on retrouve ces informations en cliquant sur un lien tout au bas de la page Web. Lien qui renvoie le consommateur aux conditions d'un contrat rédigé en anglais seulement. On y apprend qu'à la fin de la période d'essai gratuite, soit 15 jours après le jour où la commande est placée, on chargera 60 livres sterling (108,12 $) au compte du client pour l'envoi d'un approvisionnement de 30 jours du supplément de baie d'açaï et de nettoyeur de colon et que le tout sera répété mensuellement.
Les recours possibles
Pour mettre fin à ce contrat, l'OPC recommande d'envoyer un avis écrit à l'entreprise, en conservant une copie de l'avis avec l'heure et la date de l'envoi, «que vous ayez reçu ou non une confirmation de la part de l'entreprise ou que son adresse électronique ne soit plus en service».
«Une fois ces démarches faites et que ça ne fonctionne pas, poursuit M. Préaux, le consommateur peut contacter la compagnie émettrice de sa carte de crédit et demander une rétrofacturation. Si ça ne fonctionne toujours pas, le consommateur peut nous contacter, à l'Office. Dans tous les cas, c'est important de bien documenter ses démarches.»
En se rendant sur la page d'accueil du site de l'OPC, www.opc.gouv.qc.ca, on peut trouver toute l'information nécessaire dans la rubrique Messages importants.
















